img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
Environnement

Décharge de Médiouna: des associations interrompent les travaux d'une session du Conseil de la ville

Jeudi 18 octobre, les travaux de la session ordinaire du Conseil de ville de Casablanca ont été interrompus par un collectif associatif pour la protection de l’environnement, qui dénonce la situation de la décharge de Médiouna et la pollution qu'elle cause. De leur côté, les membres du Conseil estiment avoir fait le nécessaire pour trouver une solution à cette "bombe écologique". Les détails.

Décharge de Médiouna: des associations interrompent les travaux d'une session du Conseil de la ville
Zakaria Boulahya
Le 18 octobre 2018 à 16h37 | Modifié 11 avril 2021 à 2h49

Portant des masques chirurgicaux, une vingtaine de personnes ont perturbé les travaux du Conseil de ville de Casablanca qui tenait sa session ordinaire ce jeudi 18 octobre, afin de montrer leur exaspération quant aux promesses non tenues dans le dossier de la fermeture de la décharge sauvage de Médiouna et de mise en place d'une nouvelle décharge contrôlée.

«En dépit de nos multiples sollicitations, la question de la décharge de Médiouna ne figure même pas à l’ordre du jour, ce qui montre le peu de cas qu’en fait le Conseil de ville. Pour ses membres ce n’est pas un dossier prioritaire, alors que pour les riverains – et les Casablancais de manière générale - c’est un crime contre la nature et l’humanité», tempête Hanane Bouzil, présidente du Collectif pour la protection de l’environnement (CPE), très actif à Bouskoura.

Qualifiant la décharge de bombe écologique, Hanane Bouzil pointe du doigt ses effets néfastes: odeurs pestilentielles, recrudescence des maladies respiratoires, menace pour la nappe phréatique, danger pour la forêt de Bouskoura et les terres agricoles limitrophes,… Autant de maux qui accablent aussi bien Bouskoura que Casablanca. La présidente du CPE appelle d’ailleurs les Casablancais à «se mobiliser et à manifester, car on veut juste respirer».

Fait nouveau, le CPE a été rejoint par des associations actives à Casablanca. Une trentaine d’entre elles étaient représentées aujourd’hui lors de cette action de protestation. Le maire de Casablanca, Abdelaziz El Omari, a tenté d’en minimiser l’impact en pointant du doigt les velléités politiques de certains membres associatifs…

Mais qu’en est-il réellement de l’évolution du dossier de la décharge ? Lors d’une réunion tenue en janvier 2018, en présence de l’ancien wali Khalid Safir, les membres du CPE s’étaient vu promettre la construction d’une plateforme de stockage en juin 2018 et la fermeture de l’ancienne décharge en décembre 2018, ainsi que la construction de 2 unités de valorisation à Mohammédia et Berrechid pour un coût de 2 MMDH.

A ce jour, aucune de ces promesses n’a été tenue. Mohamed Haddadi, 3e vice-président en charge du nettoiement à Casablanca, a refusé de s'exprimer à chaud, privilégiant programmer une rencontre pour traiter le sujet en profondeur.

Abdessamad Haiker, 1er vice-président du Conseil de ville de Casablanca, a tenté de relativiser le retard accusé: «Nous sommes confiants en l’aboutissement prochain du dossier de la décharge, probablement début 2019. Les dossiers présentés par les 11 sociétés, ayant répondu à l’appel à manifestation d’intérêt, sont à l’étude actuellement. Le Conseil de ville insiste particulièrement sur le choix d’une méthode de valorisation adéquate. Des membres ont d’ailleurs visité des capitales européennes pour benchmarker les meilleures techniques en la matière. Les déchets sont une source de richesse lorsqu’ils sont valorisés, et il est anormal que Casablanca se prive d’une partie de ces richesses».

Ce qui est certain c’est que la solution retenue devra prendre en compte aussi bien les problématiques environnementales actuelles que futures. Casablanca produira en effet plus d’un million et demi de tonnes de déchets ménagers par an dès 2020, et plus de 2 millions de tonnes par an à l’horizon 2035

Ci-dessous la vidéo de l’interview complète de Abdessamad Haiker, 1er vice-président du Conseil de ville de Casablanca (la problématique de la décharge de Médiouna est abordée à la 19è minute).

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Zakaria Boulahya
Le 18 octobre 2018 à 16h37

à lire aussi

Le Trésor lève 660 MDH sur les maturités de 52 semaines et 2 ans lors de l'adjudication du 24 juin
Actus

Article : Le Trésor lève 660 MDH sur les maturités de 52 semaines et 2 ans lors de l'adjudication du 24 juin

Le Trésor a retenu 660 millions de dirhams lors de l'adjudication des bons du Trésor du 24 juin 2026. Les levées ont porté sur les maturités de 52 semaines et de 2 ans, tandis que la ligne à 13 semaines n'a fait l'objet d'aucune adjudication.

CDM 2026. Maroc-Pays-Bas, un seizième mémorable s’annonce
Mondial2026

Article : CDM 2026. Maroc-Pays-Bas, un seizième mémorable s’annonce

En s’imposant face à la Tunisie (3-1), ce jeudi 25 juin, les hommes de Ronald Koeman terminent en tête du groupe F et affronteront donc les Lions de l’Atlas, dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin à Monterrey, au Mexique (2h). Un seizième de finale qui s’annonce chargé en émotion, aussi bien pour certains internationaux que pour les supporters marocains.

“Escobar du Sahara” : ce que les accusés doivent payer à l'Etat
DROIT

Article : “Escobar du Sahara” : ce que les accusés doivent payer à l'Etat

Au-delà des peines privatives de liberté, le verdict comporte un important volet pécuniaire. Les condamnés devront verser près de 8,5 milliards de dirhams à l'Administration des douanes, auxquels s'ajoutent des confiscations d'avoirs, des sanctions pour infractions à la réglementation des changes et des condamnations civiles.

Affaire Naciri-Bioui, le verdict : jusqu'à 12 ans de réclusion pour les principaux accusés
DROIT

Article : Affaire Naciri-Bioui, le verdict : jusqu'à 12 ans de réclusion pour les principaux accusés

Abdenbi Bioui a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Saïd Naciri a, quant à lui, été condamné à 10 ans de réclusion. Les premiers détails.

Affaire “Escobar du Sahara”:  huit heures après la clôture de l'audience, toujours pas de verdict
DROIT

Article : Affaire “Escobar du Sahara”: huit heures après la clôture de l'audience, toujours pas de verdict

CASABLANCA. Il est un peu plus de 19 heures ce jeudi 25 juin et le verdict dans l'affaire "Escobar du Sahara" ou "Naciri-bioui" impliquant Said Naciri et Abdenbi Bioui se fait toujours attendre.

Casablanca : la plage de Aïn Diab envahie de déchets, des interrogations sur leur origine
Quoi de neuf

Article : Casablanca : la plage de Aïn Diab envahie de déchets, des interrogations sur leur origine

Des déchets plastiques, des emballages et des caisses endommagées jonchent depuis plusieurs jours la plage de Aïn Diab. Si l'origine de cette pollution reste inconnue, les images recueillies par Médias24 relancent les interrogations sur les rejets en mer.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité