Le redoublement dans les premières années du primaire doit être interdit, selon l’OCDE
Interdiction du redoublement dans les deux premières années du primaire, mise en place de certifications plus rigoureuses pour les nouveaux enseignants... Voici les recommandations de l'OCDE pour l'amélioration du système éducatif marocain.
Présenté lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 20 juillet par le ministère de l’Education et l’Organisation de la coopération et du développement économique (OCDE), le rapport d’évaluation de l’Education au Maroc concerne quatre composantes de l’écosystème du secteur: les élèves, les enseignants, les établissements scolaires et le système éducatif.
L’élaboration du rapport a nécessité 3 ans (2016-2018), sous la supervision du Centre national de l’évaluation des examens et de l’orientation.
Une évaluation systémique et interactive des 4 composantes a été effectuée durant les 3 ans, selon l’OCDE. Des enquêtes de terrain en temps réel ont été menées par l’équipe de rédaction du rapport. Des modèles étrangers ont également été passés au crible.
Le document, rendu public par l’organisation, fournit des recommandations permettant d’améliorer les performances scolaires des élèves au Maroc.
L’évaluation des élèves au Maroc
Mis à mal par le taux de décrochage scolaire, le système éducatif devrait, selon le rapport de l’OCDE, rendre le programme national de l’évaluation des pré-requis (PEP) obligatoire au début des années 1 à 4 pour identifier et soutenir les élèves à risque.
Le rapport préconise également d’interdire le redoublement durant les deux premières années du primaire, et remplacer le certificat d’études primaires (CEP) par un standard d’évaluation des acquis (sans enjeux pour les élèves).
Pour les niveaux supérieurs, le rapport recommande de travailler davantage sur l’équité des examens du brevet et du baccalauréat en testant les sujets avant de les appliquer aux élèves (s’assurer que les sujets représentent le niveau de tous les élèves).
L’évaluation des enseignants
Le rapport recommande de revoir les processus de certification des enseignants et d’abolir les promotions systématiques basées sur les années d’expérience.
L’enseignant, selon l’OCDE, devrait être titulaire d’un certificat d’aptitude professionnelle (CAP) dans les 5 premières années de son entrée en service. Deux processus d’évaluation sont à mettre en place selon les recommandations du rapport ; l'un axé sur l'école et sur le développement professionnel et l'autre mené par des évaluateurs externes.
L’évaluation des établissements scolaires
D’après le rapport d’évaluation, le ministère devrait mettre sous la responsabilité des inspecteurs pédagogiques l’examen des pratiques des établissements scolaires, et ce, en les intégrant aux équipes d’évaluation.
Après leur avoir fourni des directives claires sur les cycles d’auto-évaluation, des outils d’audit normalisés au niveau national devraient être mis à la disposition de chaque établissement.
L’évaluation du système éducatif
Le secteur de l'éducation manque de visibilité sur l'évolution de ses indicateurs quantitatifs, ce qui rend difficile l'alignement sur les cycles budgétaires.
Selon l’OCDE, les objectifs chiffrés devraient être précisés clairement, en plus d’un rapport annuel ou biannuel présentant un état des lieux quantitatif du secteur.
Au niveau régional, les AREF sont appelées à mettre en place un système de suivi des objectifs régionaux.
Le développement de l’évaluation régulière des apprentissages doit être prioritaire pour le cycle primaire, qui est d’ailleurs le plus cité par les recommandations du rapport d’évaluation. Un cadre de référence définissant les niveaux d’éducation à tester lors des premières années d’apprentissage devrait être mis en place.
Voici la vidéo de la présentation du rapport:
à lire aussi
Article : Tourisme : pour tenir ses ambitions, le Maroc mise sur la certification des métiers
Depuis 2024, plus de 6.000 professionnels du secteur ont obtenu une reconnaissance officielle de leurs compétences dans le cadre du programme KAFAA, qui compte plus de 20.000 inscrits. Sa troisième édition a été lancée jeudi 11 juin à Rabat, dans le sillage de la feuille de route 2023-2026.
Article : CDM 2026. Pourquoi les transitions pourraient décider du choc Maroc-Brésil
Pour son entrée en lice dans le groupe C de la Coupe du monde 2026, ce samedi 13 juin dans le New Jersey (23h GMT+1), l’équipe nationale affrontera des Brésiliens qui ont mué depuis quelques semaines sous les ordres de Carlo Ancelotti. Moins flamboyants que par le passé, ils sont toutefois redoutables sur les phases de transitions offensives.
Article : Vendredi 12 juin 2026 : le dirham s'apprécie face au dollar
Ce vendredi 12 juin 2026 vers 8h30, la première cotation centrale USD/MAD de la journée, telle que publiée par Bank Al-Maghrib (BAM), fait ressortir la […]
Article : Coupe du monde : Ezzalzouli et Aguerd forfaits, Sbaï et Saâdane appelés (FRMF)
À quelques jours de l'entrée en lice des Lions de l'Atlas au Mondial 2026, la FRMF officialise deux forfaits majeurs. Abdessamad Ezzalzouli, victime d'une entorse du genou droit, et Nayef Aguerd, dont la récupération ne sera pas complète à temps, ne participeront pas à la compétition. Amine Sbaï et Marwane Saâdane, présents au stage comme réservistes, intègrent la liste finale des 26. C'est l'absence d'Ezzalzouli qui constituera une grosse perte.
Article : Nabila Rmili : “L'avenue royale sera le plus grand espace vert d'un centre-ville en Afrique”
Reçue dans l'émission Le 12/13 de Médias24, la présidente du conseil de la ville de Casablanca a fait le tour des grands chantiers urbains en cours : avenue Royale, réhabilitation de Derb Ghallef, plan d'aménagement de Hay Mohammadi, nouveau centre d'enfouissement et de valorisation des déchets, marché central. Sur chacun des sujets, elle a précisé l'état d'avancement, reconnu les limites et défendu les choix opérés.
Article : RAGA 2026 : le Policy Center plaide pour une Afrique qui produit elle-même son récit stratégique
Présentée le 10 juin à Rabat, la 10e édition du rapport annuel met l’accent sur la souveraineté intellectuelle, la sécurité, l’intégration régionale et les réponses concrètes aux fragilités du continent. L’enjeu : dépasser les diagnostics pour mieux peser dans un ordre mondial en recomposition.