Le Maroc bénéficiera du projet européen de lutte contre la cybercriminalité “CyberSud”
Ce projet a pour objectif de renforcer la législation et les capacités institutionnelles en matière de cybercriminalité et de preuve électronique dans la région du voisinage sud de l'Union européenne, conformément aux "exigences relatives aux droits de l'Homme et à l'Etat de droit".
"CyberSud" est l'intitulé d'un projet de coopération en matière de lutte contre la cybercriminalité dans le voisinage sud de l'Union Européenne (UE), qui vient d'être lancé officiellement depuis Tunis avec la participation de plusieurs pays, dont le Maroc.
Annoncée lors d'une conférence internationale organisée, du 21 au 23 mars à Tunis, conjointement par le Conseil de l'Europe et le ministère tunisien des Technologies de la communication et de l'économie numérique, cette initiative profitera dans un premier temps aux pays prioritaires à savoir le Maroc, l'Algérie, la Jordanie, le Liban et la Tunisie.
Selon une note de présentation, l'objectif spécifique du projet est de renforcer la législation et les capacités institutionnelles en matière de cybercriminalité et de preuve électronique dans la région du voisinage sud de l'Union européenne, "conformément aux exigences relatives aux droits de l'Homme et à l'Etat de droit".
Il s'agit d'un projet conjoint de l'UE et du Conseil de l'Europe sur la coopération en matière de cybercriminalité. Financé dans le cadre de l'Instrument européen de voisinage (IEV), le projet, qui a débuté le 1er juillet 2017 avec une phase de lancement de huit mois, s'étale sur trois ans avec un budget de 3,35 millions d’euros.
Contribuer à la prévention et au contrôle de la cybercriminalité et d’autres infractions impliquant la preuve électronique, figure aussi parmi les objectifs de ce projet.
Le président de l’Instance tunisienne de protection des données personnelles, Chawki Gaddes a indiqué, à cette occasion, qu’un projet de loi relatif à la lutte contre la cybercriminalité sera bientôt soumis à l’Assemblée des représentants du peuple.
"Ce projet nous permettra de mettre en place un cadre législatif et de trouver des solutions au problème de la cybercriminalité en Tunisie", a-t-il souligné.
(Avec MAP)
à lire aussi
Article : Incivilités : le CESE propose un plan national pour changer les comportements
Du trottoir aux stades, en passant par les services publics, l’institution présidée par Abdelkader Amara dresse un état des lieux sévère des usages de l’espace commun. Son avis, présenté le mercredi 10 juin, met en cause autant l’éducation, l’application des règles que la gestion de proximité.
Article : Marhaba 2026 : le Maroc modernise le poste-frontière de Bab Sebta
À quelques heures du coup d’envoi de l’opération d’accueil des MRE, la nouvelle zone d’entrée a été ouverte dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 juin 2026, après plusieurs mois de travaux. La voie de sortie reste, elle, provisoirement en service avant une nouvelle phase de réhabilitation prévue après l’été.
Article : Santé : lancement effectif du groupement sanitaire territorial Casablanca-Settat
Réuni le mercredi 10 juin à Casablanca sous la présidence de Aziz Akhannouch, le premier conseil d’administration a adopté le programme d’action et le budget 2026 de cette nouvelle structure, appelée à piloter une offre publique de soins qui compte 376 établissements de santé primaire et près de 4.943 lits dans la région la plus peuplée du Royaume.
Article : Industrie : à Jorf Lasfar, Falcon veut produire le graphite qui manque au Maroc
Sans graphite, pas de batterie électrique. C’est ce maillon discret, mais indispensable, que Falcon Energy Materials veut produire à Jorf Lasfar. Retardée par l’arrivée d’équipements depuis la Chine, son usine pilote s’apprête à démarrer. Mais avant la grande unité prévue à l’horizon 2028, l’entreprise doit franchir l’étape qui décidera de tout : convaincre les industriels de la batterie que le produit marocain peut entrer dans leurs chaînes d’approvisionnement. Voici tout ce qu'il faut savoir sur ce grand pari industriel pour le Maroc.
Article : Exclusif. OCP reprend sa pleine cadence de production, transformant la crise en opportunité
Depuis quelques semaines, le groupe OCP est scruté de près à cause d’un contexte tendu. Crise d’Ormuz, hausse du soufre, des milliards contractés en dette, annonce de réduction de la production… Le tout assoit l’idée que le groupe traverse une crise sans précédent. La réalité est plus nuancée et plus intéressante. Fin mai, le groupe a pris une décision qu’il nous a confirmée en exclusivité : remonter à 100% de ses capacités de production d’engrais d’ici fin juin. Une annonce à rebours de toutes les lectures faites jusque-là. Révélations.
Article : Batteries électriques. La Chine défend ses investissements au Maroc et nie tout contournement commercial
EXCLUSIF. Les investissements chinois au Maroc dans les batteries et les composants destinés aux véhicules électriques continuent d’alimenter les inquiétudes en Europe. Contactée par Médias24, l’ambassade de Chine défend une coopération industrielle alignée sur la stratégie du Royaume, tandis que la Commission européenne ne les remet pas en cause par principe, mais affirme surveiller les flux commerciaux, les structures de production et le respect des règles d’origine.