Trump envisage une taxe sur les produits mexicains pour payer le mur
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, envisage, entre autres possibilités, la mise en place d'une taxe sur les produits mexicains pour financer la construction d'un mur à la frontière qui a provoqué jeudi 26 janvier, de vives tensions entre les deux immenses pays voisins.
En pleine discorde sur ce projet de mur, promesse emblématique du magnat de l'immobilier durant sa campagne, et sur la renégociation de l'accord de libre-échange Aléna, le président mexicain Enrique Peña Nieto a annulé sa visite à Washington, prévue dans moins d'une semaine.
Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a évoqué jeudi, la mise en place de cette taxe de 20% qui ferait partie d'une vaste réforme.
"En faisant cela, nous pouvons récolter 10 milliards de dollars par an et facilement payer pour le mur, grâce à ce seul mécanisme", a-t-il déclaré, affirmant que ce projet avait été évoqué avec les élus de la Chambre des représentants comme du Sénat.
Quelques heures plus tard, il a partiellement fait marche arrière sur ses propos, affirmant qu'il s'agissait seulement d'une proposition parmi d'autres.
Donald Trump a signé mercredi 25 janvier un décret donnant le coup d'envoi, largement symbolique à ce stade, du projet de construction d'un mur renforcé le long de l'immense frontière avec le Mexique.
Commentant l'annulation de la rencontre avec son homologie mexicain, il a estimé qu'elle aurait été "stérile". La veille, M. Peña Nieto avait condamné l'initiative américaine qui, "au lieu de nous unir, nous divise".
"Nous allons maintenir les lignes de communication ouvertes", a tempéré le porte-parole de la Maison Blanche.
Le sénateur républicain Lindsey Graham a exprimé, avec une point d'humour, son profond désaccord avec ce projet de l'administration Trump: "Sécurité aux frontières, oui. Taxes aux frontières, non", a-t-il tweeté, rappelant que le Mexique était le troisième partenaire des Etats-Unis et qu'une guerre commerciale serait néfaste pour la croissance des deux pays.
"Pour faire simple, toute politique entraînant une hausse des prix de la Corona, de la tequila et des margaritas est une très mauvaise idée", a-t-il ajouté, concluant d'un "Mucho Sad".
(Avec AFP)
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