La Nouvelle-Zélande, possible refuge pour milliardaires américains
Le Premier ministre néo-zélandais, Bill English, est monté au créneau pour affirmer que les passeports de son pays n'étaient pas à vendre, même si le magnat américain Peter Thiel en a reçu un, sans remplir les conditions requises.
La controverse relative au cofondateur de la société de paiements en ligne PayPal est apparue au moment où des médias américains affirment que l'archipel est de plus en plus perçu comme un refuge pour de richissimes américains redoutant l'apocalypse politique, économique ou environnemental de l'autre côté du Pacifique.
Wellington a confirmé cette semaine que Peter Thiel avait obtenu la nationalité néo-zélandaise en juin 2011, deux mois après avoir fait un don d'un million de dollars néo-zélandais (677.000 euros) aux victimes du séisme de Christchurch.
M. English a reconnu que l'homme d'affaires, né en Allemagne, n'avait pas satisfait à toutes les conditions présidant à l'obtention de la nationalité, comme le fait d'avoir passé 70% des cinq précédentes années en Nouvelle-Zélande.
Mais le Premier ministre a indiqué que la citoyenneté lui avait été accordée à titre exceptionnel, sans donner d'explication.
"La Nouvelle-Zélande est un endroit bien meilleur depuis que M. Thiel en est citoyen", a-t-il dit aux journalistes, en qualifiant de "ridicule" les insinuations selon lesquelles son pays aurait "vendu" un passeport au milliardaire.
"Les riches ne passent pas devant les autres", a-t-il assuré. "Il s'agit de déceler les talents particuliers, les contributions particulières qui ne rentrent pas forcément dans les critères", a-t-il poursuivi, évasif.
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : Avenue Royale. Ce que les documents officiels révèlent sur le chantier le plus sensible de Casablanca
À Casablanca, le projet de l’avenue Royale franchit une nouvelle étape, marquée par l’accélération des démolitions dans l’ancienne médina. Si les opérations avancent sur le terrain, le projet reste entouré d’un flou persistant, notamment sur sa configuration finale et son calendrier. Consultés par Médias24, les marchés publics permettent toutefois d’en éclairer plusieurs volets. Le point sur l’avancement du projet.
Article : Bourse. Le pourquoi de la décision de Sothema de diviser ses actions par cinq, l'intérêt pour les investisseurs
À compter du 5 mai 2026, le titre Sothema changera de format à la Bourse de Casablanca. Derrière cette opération technique, des enjeux de liquidité, d’accessibilité du titre et d’attractivité auprès des investisseurs particuliers. Décryptage.
Article : Bonnes feuilles. Et si on faisait renaître le Conseil national du commerce extérieur ?
Ancienne conseillère auprès de plusieurs Premiers ministres, Nezha Lahrichi revient, dans "Le Pouvoir entre réalisme et illusion", sur une trajectoire passée au plus près de la décision publique. Le livre tient à la fois du témoignage, du portrait politique et de l’essai sur les dérives contemporaines du pouvoir. Médias24 en publie ici des bonnes feuilles consacrées au Conseil national du commerce extérieur, institution dont l’histoire contrariée résonne avec une question très actuelle : comment penser, organiser et anticiper le commerce extérieur marocain ?
Article : African Lion 2026 : à Cap Drâa, les drones FPV s'invitent sur le théâtre d’exercice
Une précision chirurgicale pour quelques centaines de dollars : le drone FPV a brisé les codes de la guerre conventionnelle. Face à ce prédateur qui impose un stress permanent aux troupes au sol, les Forces armées royales ripostent.
Article : Du jamais vu. Flambée de la viande ovine qui frôle les 200 DH/kg
À l’approche de Aïd al-Adha, la viande ovine atteint jusqu’à 170 DH le kilo chez le boucher. Pour les morceaux les plus demandés, les prix grimpent à 190, voire 200 DH le kilo. Ces niveaux sont inédits au Maroc par leur ampleur, mais aussi par la rapidité avec laquelle ils se sont imposés.
Article : “Rabat ne sera pas une ville-musée”. La transformation de l'offre culturelle de la capitale expliquée par Mehdi Bensaïd
ENTRETIEN. Dans un contexte de transformation accélérée des infrastructures de la capitale, le ministre de la Culture évoque pour Médias24 les leviers qui doivent faire de Rabat un pôle culturel majeur à l’international. Entre modernisation, développement de la formation et démocratisation de l’accès à la culture, Mehdi Bensaid défend une vision globale à long terme.