Ouzbékistan: le président Karimov dans un “état critique”, incertitude sur sa succession
Islam Karimov, qui dirige l'Ouzbékistan d'une main de fer depuis plus d'un quart de siècle, est désormais "dans un état critique", après avoir été victime d'une hémorragie cérébrale, a annoncé vendredi 2 septembre le gouvernement au moment où l'incertitude règne sur son éventuelle succession.
"Chers compatriotes, c'est le coeur lourd que nous vous informons que l'état de santé de notre président s'est nettement dégradé et que, selon les médecins, il se trouve dans un état critique", ont annoncé vendredi matin dans un court communiqué les autorités ouzbèkes dans les journaux.
Lundi 29 août, sa fille cadette, Lola Karimova Tilliaïeva, avait annoncé qu'Islam Karimov était en réanimation, après une hémorragie cérébrale survenue samedi 27 août. Quelques heures plus tard, le site d'opposition Fergana.ru, basé à l'étranger, avait annoncé sa mort, survenue selon lui lundi.
Mais mercredi 31 août, la fille cadette du président avait assuré que son père se trouvait "dans un état stable". Pour leur part, les autorités étaient restées muettes après l'hospitalisation de M. Karimov.
Le site Fergana.ru a évoqué, jeudi 1er septembre, d'intenses préparatifs à Samarcande, la ville natale du chef de l'Etat, pour un enterrement imminent.
Né le 30 janvier 1938, le président ouzbek a grandi dans un orphelinat, avant de poursuivre des études de mécanique et d'économie.
Il a gravi tous les échelons de l'appareil du Parti communiste à l'époque de l'URSS, jusqu'à prendre la tête de la république soviétique d'Ouzbékistan.
A l'indépendance, en 1991, il parvient à se maintenir au pouvoir et s'emploie aussitôt à éliminer tous ses opposants.
"L'Etat tout entier était Islam Karimov, Islam Karimov a été l'Etat pendant plus d'un quart de siècle, avec une main de fer", explique à l'AFP Steve Swerdlow, analyste pour l'ONG Human Right Watch.
De nombreuses ONG accusent M. Karimov, réélu en 2015, d'avoir régulièrement truqué les élections, arrêté arbitrairement des centaines d'opposants et soutenu l'usage fréquent de la torture dans les prisons.
(Avec AFP)
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