El Omari: “C'est le bilan du gouvernement qui nous fera gagner les élections ”
A l'occasion du 8e anniversaire du PAM, Ilyas El Omari a promis la victoire de sa formation aux prochaines élections, lors d'une cérémonie, organisée ce lundi 8 août à Casablanca, en présence des cadors du parti.
Pas de répit pour celui qui, en plus de gérer la région Tanger Tétouan Al Hoceima, veut succéder à Benkirane à la tête du prochain gouvernement. Élu, fin janvier 2016, secrétaire général du PAM, il a pu gagner en notoriété, en multipliant les sorties (et les promesses), alors qu'il préférait dans un passé récent, œuvrer dans l'ombre.
El Omari est revenu sur la genèse du PAM et n'a pas tari d'éloge à l'égard des pères fondateurs, à savoir, les secrétaires généraux des cinq petits partis, qui ont fusionné au sein du futur parti au tracteur, en 2008.
"Ce sont des militants qui, après avoir été des chefs, sont redevenus de simples soldats. Dans la vie, un soldat devient un chef, mais le contraire n'a été possible qu'au sein du PAM", a-t-il déclaré.
"Ilyas El Omari a un complexe vis-à-vis de cette période, car j'ai été au début contre l'idée de fonder le parti. Cela compte parmi mes erreurs. Et c'est pour cela que je ne me suis jamais imaginé tenir un discours en tant que secrétaire général", a-t-il poursuivi.
S'exprimant sur les législatives du 7 octobre, l'ex-opposant gauchiste a promis la victoire. Selon lui, c'est le bilan de ce gouvernement "haï par les gens" qui fera en sorte que son parti gagnera, le "8 octobre, lors de la publication des résultats du scrutin", en plus de la force de frappe du PAM.
"Nous fêtons aujourd'hui le 8e anniversaire, puisque il y a huit ans, le 8/8/2008 à 8h du soir, le PAM a vu le jour. Et le 8 octobre prochain, ce sera le résultat souhaité par les fondateurs du parti", a-t-il confié.
"Nous avons déjà précisé, au lendemain de notre succès en 2009, que nous n'étions pas intéressés par le gouvernement de 2011, peu importe notre résultat et notre position. Nous avons eu le courage politique de le faire, car ce fut l'époque de la construction. Ce n'est qu'en 2017 que nous vous donnerons rendez-vous."
"Je remercie ceux qui m'ont formé (allusion faite aux ex-secrétaires généraux: Biadillah et Bakkoury, ainsi que le fondateur Hassan Ben Addi), car je n'étais pas un homme politique, comme je le suis devenu aujourd'hui. J'ai reçu une éducation respectable au sein de la gauche, néanmoins, on nous a toujours appris à nous cacher. On courait derrière le peuple et non pas la popularité. Mais le développement de notre nation et sa démocratie, ont fait que nous nous développons également", a-t-il conclu.
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