L'Intérieur accuse le PJD d'instrumentaliser un “décès accidentel par noyade”
Le ministère d l’Intérieur accuse implicitement le PJD d’avoir instrumentalisé le décès accidentel par noyade d’un cadre du PJD de la région d’Errachidia et de son fils de 13 ans. L’autopsie réalisée à la demande du parquet a conclu à la noyade.
Le secrétariat régional du PJD dans cette région a demandé une enquête dès la découverte des corps et dans un communiqué, n’excluait pas “un acte criminel“.
Les esprits se sont rapidement échauffés et les commentaires sur Facebook et dans une partie de la presse digitale ont évoqué des corps décapités. Puis, cette thèse a été remplacée par une seconde selon laquelle ils portaient de profondes blessures à la tête.
L’autopsie a conclu à la mort par noyade et signalé l’existence de blessures superficielles à la nuque sur l’un des corps.
La famille du défunt Chaoui Lahbib Ben Mohamed a refusé de recevoir les deux corps, demandant une seconde autopsie. L'avocat de la famille a officiellement déposé une demande de contre-autopsie, annonce le portail du PJD.
Les deux corps ont été retrouvés dans un canal d’irrigation au cercle d’Erfoud.
Un communiqué du ministère de l’Intérieur est venu dénoncer l’instrumentalisation politique de cette affaire.
"A la suite du décès du dénommé Chaoui Lahbib Ben Mohamed et son fils de 13 ans, le Parquet général compétent a ordonné une autopsie pour déterminer les causes du décès", après que leurs corps aient été repêchés dans un canal d’irrigation dans la commune de Arab Sabah-Ziz relevant du cercle d’Erfoud, précise le ministère dans un communiqué.
"Des parties [comprendre le PJD] ont, pour des raisons purement électoralistes, remis en question les résultats de l’autopsie et sont intervenus pour la non réception des dépouilles des personnes décédées par leur famille en vue de leur inhumation et pour réclamer une contre-autopsie", affirme le ministère, assurant que la "demande d’une contre-autopsie est un droit de la famille des personnes décédées, conformément à la loi".
Le ministère de l’Intérieur insiste qu’il veillera à tenir informée l’opinion publique chaque fois qu’il s’agit d’une tentative d’exploitation politique, par n’importe quelle entité, d’un incident isolé.
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