Ilyas El Omari: “nous ne pouvons pas nous allier à un parti qui considère que la politique peut se faire dans les mosquées”
Dimanche 10 juillet, Ilyas El Omari était l'invité de l'émission hebdomadaire "Confidences de presse", diffusée en live sur 2M.
Interrogé sur la possibilité d'une alliance avec le PJD, le numéro 1 du PAM a déclaré que "l'alliance n'est pas similaire à la coordination, qui peut exister au niveau local et régional entre les différents partis politiques. L'alliance donne lieu à la législation, tandis que la coordination permet la gestion."
"Comment pourrait-on légiférer avec un acteur politique pour qui la femme est un lustre (triya en darija) ou qui estime que la politique peut se faire dans les mosquées?", a-t-il ajouté.
Concernant l'affaire des déchets importés d'Italie, le président de la région Tanger-Tétouan- Al Hoceima a annoncé qu'en sa qualité de président de la Med Cop 22, il a déjà envoyé une correspondance au Chef du gouvernement pour l'interpeller.
"Ce sujet est politique et social, tandis que les éclaircissements du gouvernement ont été purement académiques et techniques. Le Chef du gouvernement devait intervenir pour expliquer aux citoyens les dessous de cette affaire, parce qu'il est le mieux placé pour le faire," a-t-il poursuivi.
A propos de la bipolarisation de la scène politique marocaine, le leader du PAM a déclaré que "son parti est contre cette tendance", en ajoutant que "le Maroc a milité pour maintenir le pluralisme, après 1956."
Revenant sur le discours du PJD et le phénomène d'Attahakoum (littéralement visée hégémonique), El Omari estime qu'il s'agit "d'un moyen de diversion pour cacher l’échec du gouvernement dans la gestion de plusieurs secteurs."
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