Décharge de Mediouna: le projet menacé par un nouveau blocage
De sérieux nuages planent sur le projet de sauvetage in extremis de la décharge de Casablanca. Cette fois-ci, le blocage provient d’une procédure judiciaire lancée par la société Ecomed, gestionnaire du site.
La société Ecomed a déposé la semaine dernière un recours devant le tribunal de commerce de Casablanca, contre la Ville de Casablanca, apprend Médias 24, de sources sûres.
Ecomed accuse la ville de ne pas l’avoir payée depuis 8 mois. Et en second lieu, et pendant plusieurs années d’exploitation, d’avoir minoré les tonnages traités pour payer uniquement la moitié des sommes dues. Elle réclame 150 MDH à la Ville. Le maire Abdelaziz Omari est au courant, il a été saisi officiellement avant le recours judiciaire, mais n’a pas réagi, selon nos sources.
Contactées par Médias 24, différentes sources informées ou autorisées au sein du conseil de la ville ont refusé de répondre à nos questions sur ce sujet.
Le risque de blocage provient du fait que le contrat autorise Ecomed à arrêter ses prestations en cas de non-paiement. Le contrat court sur 18 ans. Si le problème n’est pas réglé, c’est tout le projet de construction d’une décharge contrôlée aux bons standards qui est menacé.
Rappelons que la Ville a élaboré in extremis un planning prévoyant de fermer la décharge de Mediouna en novembre prochain, date de la COP22, pour la remplacer immédiatement après par une nouvelle décharge, aux normes, située à proximité.
Ecomed a contribué à ce projet, en fournissant un plan d’action doublé d’un planning pour pouvoir assurer cette transition inévitable.
La décharge de Mediouna est gérée par la société Ecomed depuis 2008. Le contrat prévoyait une exploitation pendant deux ans, suivie d’une fermeture de ce site et l’ouverture concomitante d’une seconde décharge de 80 hectares située à proximité.
La Ville s’engageait à ce que les deux terrains concernés soient “libres de toute occupation“, engagement qui n’a pas été respecté, puisque la ville n’est jamais parvenue à évacuer ni interdire l’accès aux chiffonniers ni au bétail.
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