Législatives 2016, le MP soutient toujours le PJD
Dans un meeting consultatif entre le PJD et le MP, Laenser a réitéré son soutien au PJD, tandis que Benkirane s'est montré encore une fois intraitable contre le PAM et ses alliés potentiels.
Plus on s'approche du rendez-vous électoral du 7 octobre 2016, plus la tension monte et les accusations fusent entre le PJD et le PAM. Encore une fois, le chef du parti de la lampe a accusé le PAM d'avoir un dessein hégémonique [Attahakoum]. Il a fait savoir que l'enjeu actuel des élections et de l'action politique au Maroc est de faire face à ce "projet".
Rien de nouveau sous le soleil. Mais cette fois-ci, il a également ciblé les alliés potentiels du parti du tracteur, en déclarant avec son langage simple et direct, que ses adversaires qualifient de ''discours populiste", que "nous serons également contre ceux qui acceptent ce projet d'autoritarisme ou qui s'allient avec son porteur".
D'après Benkirane, le PAM n'est pas un parti fort et ne serait pas capable de relever les défis du pays, en rappelant qu'en 2011, ce sont les "vrais" partis qui ont géré la situation difficile du "printemps arabe".
En s'adressant à Mohand Laenser, "on est populaire comme vous", tandis que ''vous êtes islamistes comme nous", en faisant un petit rappel sur l'histoire des deux partis avant la scission du Mouvement populaire constitutionnel, cette formation qui rassemblait Mahjoubi Aherdane et Abdelkrim Khatib, deux figures historiques.
Rappelons que ce parti politique a permis à plusieurs personnalités islamistes, à l'instar de Abdelilah Benkirane et de ses acolytes, d'intégrer la scène politique après plusieurs années d'action associative.
Du côté du secrétaire général du Mouvement populaire, il s'est abstenu de commenter ce qui a été dit sur le PAM, en tenant un discours apaisé à l'image de sa personnalité. Il a précisé que les raisons ayant convaincu son parti à rejoindre la coalition gouvernementale présidée par le PJD sont toujours de mise. Pour Laenser ''rien n’incite le MP à ne pas prolonger cette expérience .''
L'ex-ministre de l'Intérieur et actuel président de la région Fés-Meknès regrette que le système électoral marocain ne permette pas les alliances avec la possibilité pour les partis alliés de se partager les circonscriptions. Il estime que ceci est en effet lié au niveau de "maturité" du système électoral et des électeurs dans le contexte marocain.
Notons que cette rencontre de concertation, organisée dans la soirée du jeudi 29 avril au siège du parti de la lampe, intervient juste après celle du PJD avec le PPS. Ce dernier a également co-organisé une rencontre avec son ancien allié de la Koutla, l'USFP, dans laquelle la relance de cette alliance a été au coeur des discussions entre Nabil Benabadallah et Driss Lachgar.
Par ailleurs, Benkirane a profité hier de cette activité partisane pour réagir à une accusation de Lachgar qui avait déclaré que l'administration américaine avait soutenu le PJD en 2011 pendant le printemps arabe. Il a taclé l'USFP, en déclarant que "les partis qui ont des problèmes internes devraient plutôt œuvrer pour les résoudre, à la place de justifier leur échec par l'intervention des USA."
La relance de la Koutla (PPS, USFP, Istiqlal) avec l'option d'intégrer le PJD est toujours viable, mais à condition que le PJD et l'USFP décident de tourner la page des clashs entre Lachgar et Benkirane. Ce dernier l'a également précisé hier, ''sur le terrain des alliances, mis à part le PAM, on pourrait s'allier avec n'importe quel parti."
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