Enseignants stagiaires: Benabdellah raconte ses discussions avec le PAM
Nabil Benabdellah a été un témoin central des dernières tentatives de médiation dans le cadre du dossier dit des enseignants stagiaires. Voici ses explications, telles qu’il les a fournies au cours de la session du Comité central du PPS, tenue ce samedi 2 avril à Salé.
Le secrétaire général du PPS reconnaît qu'il y a eu des erreurs dans la publication des deux décrets relatifs aux enseignants stagiaires. Ces deux décrets ont en effet été publiés après la date de l'examen. Les deux décrets en question changent les règles qui étaient jusque là appliquées. Les candidats admis le savaient, mais le savoir ne suffit pas. Les deux décrets ne sauraient avoir un effet rétroactif.
Benabdellah, qui a l'oreille du chef du gouvernement et qui est au courant de toutes les tractations, explique que le gouvernement a accepté de recruter la totalité des 10.000 concernés, mais en deux vagues: 7.000 en premier lieu en juillet conformément à la loi de finances 2016 et 3.000 le 1er janvier 2017, dans le cadre de la Loi de finances 2017. Les concernés ont refusé et exigé le recrutement de la totalité de la promotion en une seule fois.
"Il leur a été expliqué que c'était impossible et illégal", car le budget de l'Etat n'a prévu que 7.000 postes budgétaires.
"J'ai par la suite reçu une lettre du secrétaire général du PAM et du premier secrétaire de l'USFP, demandant à ouvrir la discussion au sujet du dossier des enseignants stagiaires. Je les ai reçus au siège du parti. L'idée suivante a été évoquée: pourrait-on intégrer la totalité de la promotion dès le mois de juillet?"
"J'ai alors contacté le hef du gouvernement pour en avoir le coeur net. Et il a été confirmé que cela était impossible et illégal, en raison de l'absence d'un nombre suffisant de postes budgétaires".
Signalons à ce propos qu'un échange de courriers, qui implique Mohamed Boussaid, ministre de l'Economie et des finances, montre au contraire que cela n'est pas impossible.
Benabdellah explique que l'on a alors suggéré au gouvernement de donner des garanties aux intéressés. Et il a estimé que la parole du chef de gouvernement suffisait.
Il ajoute qu'il n'y a pas eu d'autre proposition dans le cadre de ces discussions, contrairement à ce que prétendent certaines parties. "Il n'y a pas eu d'autre proposition qui aurait été refusée par le gouvernement. Notre proposition est le maximum qui peut être concédé, elle engage tous les partis, même ceux de l'opposition. Mon conseil est de l'accepter".
à lire aussi
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.