Tanger: le conseil régional se dote d’un organigramme et d’une société de développement
En présence du wali Mohamed Yaâcoubi et en l’absence du président du conseil Ilyas El Omari, les élus de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (TTAH) ont démarré la mise en place de leurs premières structures de travail.
Un peu plus de quatre mois après les premières élections des membres du conseil régional au suffrage universel, les élus de la région TTAH ont approuvé un organigramme administratif et la création d’une société d’aménagement et de développement du Nord.
Outre la présidence et une direction générale des services, le projet d’organigramme prévoit la création de quatre directions:
1. Affaires de la présidence et du conseil ;
2. Affaires juridiques, coopération et systèmes d’information ;
3. Développement régional
4. Affaires administratives et financières. La création d’une agence régionale de mise en œuvre des projets est prévue dans le texte.
Le projet d’organigramme a suscité des échanges vifs et des menaces de la part des élus PJD (Opposition) de quitter la salle de réunion.
Des accusations sur la légalité de la procédure utilisée ont été émises avec de nouvelles contestations sur la procédure adoptée pour le budget 2016 à l’automne dernier. Ce budget est doté de près de 400 MDH, son adoption a failli être bloquée après la décision du PJD de refuser la présidence de la commission des finances.
Finalement, les élus de l’opposition ont accepté d’approuver la proposition d’organigramme, en attendant la réunion d’une conférence des présidents des groupes pour débat et amendements. Le conseil de la région TTAH est dirigé par une majorité PAM-Istiqlal-RNI-UC.
Vendredi 29 janvier, c’est le premier vice-président istiqlalien Mohamed Saoud qui a dirigé la séance. Le même jour, Ilyas Elomari était à Casablanca, où il a été reçu par le Roi Mohammed VI, en sa qualité de nouveau secrétaire général du PAM.
Contourner l’Agence du Nord?
Les élus de la région du Nord ont également approuvé la création d’une société d’aménagement et de développement du Nord, au capital de 40 MDH, dotée d’un conseil d’administration présidé par le wali de région.
L’objet de la société de développement couvre un champ très vaste: celui-ci va de la création de zones industrielles, à la gestion de parcs naturels, à la «sauvegarde du patrimoine» et à «l’exploitation des carrières».
L’Agence du Nord (APDN), la Banque Centrale Populaire et le Crédit Agricole doivent faire partie du tour de table de la nouvelle société.
Il restera à voir, sur le terrain, si cette nouvelle structure du conseil régional ne va pas faire double emploi avec les prérogatives de l’Agence du Nord, à moins qu’elle ne soit appelée à la remplacer. Créée à la fin des années 1990, l’Agence de développement des provinces du Nord (APDN) a partiellement sombré dans l’anonymat, avec des attributions qui se confondent, une fois avec celles du fonds du développement rural, une autre fois avec celles du conseil régional.
Malgré –ou à cause de- son cantonnement progressif dans «la promotion du développement rural», l’impact des politiques de l’APDN sur les cultures du cannabis, le trafic de drogue, la contrebande ou l’émigration clandestine est resté au mieux limité.
La tenue de la session de ce vendredi 29 janvier a également permis d’approuver un protocole d’accord pour l’organisation de la Med Cop 22 à Tanger, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères et le ministère délégué à l’Environnement.
L’organisation de la Med Cop 22 à Tanger se fera également en collaboration avec la région française de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et le gouvernement andalou.
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