Ce que vous devez savoir sur la 15e édition du festival de Marrakech
Le festival international du film de Marrakech ouvrira ses portes ce vendredi soir et jusqu’au 12 décembre.
A l’instar des Journées Cinématographiques de Carthage, il essaie de s’imposer comme un rendez-vous mondial du cinéma arabo-africain et occidental.
Le Fifm, qui souffle cette année sa 15e bougie, attire toujours autant les grandes stars du cinéma mondial.
Lors de cette édition, c’est le réalisateur américain Francis Ford Coppola qui présidera le jury chargé de récompenser les meilleures productions cinématographiques du moment. Il revient à Marrakech après y avoir été honoré en 2002, et y avoir dirigé une master-classe en 2010.
Les membres de ce jury sont Naomi Kawase (Japon), Richa Chadda (Inde), Olga Kurylenko (Ukraine), Thomas Vinterberg (Danemark), Anton Corbijn (Hollande), Jean-Pierre Jeunet (France), Sergio Castellito (Italie), Sami Bouajila (Tunisie) et de la Marocaine Amal Ayouch.
Le festival rendra hommage à des professionnels étrangers comme le comédien américain Bill Muray, son compatriote l'acteur Willem Dafoe, le cinéaste coréen Park Chan-Wook, la star indienne Madhuri Dixit, et le directeur photo marocain Kamal Derkaoui.
Concernant les films, quinze longs métrages sont en lice pour l’Etoile d'or du festival et pour les prix de la meilleure interprétation féminine et masculine, du jury, et de la mise en scène qui seront décernés le 12 décembre.
- "Babai" de Visar Morina (Allemagne, Kosovo, Macédoine & France - 1er film).
- "Closet monster" de Stephen Dunn (Canada - 1er film).
- "Cop car" de Jon Watts (Etats-Unis - 1er film).
- "Desierto" de Jonas Cuaron (Mexique & France).
- "Keeper" de Guillaume Senez (Belgique, Suisse & France - 1er film).
-"Key house mirror" de Michael Noer (Danemark - 3e film).
-"Lingering memories" de Keiko Tsuruoka (Japon).
-"Neon bull" de Gabriel Mascaro (Brésil, Uruguay & Pays-Bas - 2e film).
-"Paradise" de Sina Ataeian Dena (Iran & Allemagne - 1er film).
-"Rebellious girl" (Insoumise) de Jawad Rhalib (Belgique & Maroc- 2e film).
-"Steel flower" de Park Suk-young (Corée du Sud - 2e film).
-"Thithi" de Raam Reddy (Inde & Etats-Unis - 1er film).
-"Toll bar" de Zhassulan Poshanov (Kazakhstan - 1er film).
-"Very big shot" de Mir-Jean Bou Chaaya (Liban & Qatar - 1er film).
-"Virgin mountain" (L'Histoire du géant timide) de Dagur Kari (Islande & Danemark- 4e film).
Les 2/3 des films en lice pour l'Etoile d'or sont soit une première soit une seconde œuvre originaire du Japon, du Brésil, de Corée du sud, d'Inde, du Kazakhstan, d'Iran, de Turquie, du Liban, d'Islande, du Danemark, de Belgique, du Canada, des USA, du Mexique et du Maroc.
Les master-classes seront animées par Abbas Kiarostami, le cinéaste le plus connu du cinéma iranien, le scénariste sud-coréen Park Chan-Wook à qui le festival rendra hommage, et le cinéaste turco-allemand Fatih Akin.
La section hors-compétition s’ouvrira avec le dernier film de Barry Levinson intitulé "Rock the kasbah" avec Bill Muray qui sera honoré lors de cette édition, et se clôturera avec "Carol", comédie romantique de Todd Haynes avec l’actrice Cate Blanchet.
Le festival présentera aussi en avant-première le nouveau film "La Marche Verte" du réalisateur Youssef Britel.
La section "Coup de cœur" accueille plusieurs films comme la Isla (Persil) de Ahmed Boulane qui aborde un sujet qui avait défrayé la chronique politique entre le Maroc et l’Espagne.
La section "Cinécoles", avec sa compétition de courts métrages réalisés par les lauréats des écoles de cinéma, propose une sélection de sept films provenant de Marrakech, Rabat, Casablanca, et Ouarzazate (ville des productions internationales représentée par deux institutions de formation).
Si cet évènement attire toujours autant de professionnels réputés mondialement et contribue à véhiculer une image positive du Maroc, il n’en demeure pas moins que son positionnement proprement cinématographique trop diversifié reste flou.
À découvrir
à lire aussi
Article : 5e colloque de la Fondation Zakoura : l’IA, levier éducatif ou nouveau facteur de fracture ?
La Fondation Zakoura a ouvert, ce mercredi 15 avril à Salé, son 5e colloque international, consacré à l’intelligence artificielle et à l’éducation. Réunissant décideurs, experts et acteurs de terrain, l’événement interroge les promesses pédagogiques de l’IA, mais aussi les risques de fracture, d’inégalités et de dérives éthiques qu’elle peut accentuer.
Article : Driss El Azami : “Nous travaillons pour être premiers”, le PJD affiche ses ambitions et promet des surprises
À cinq mois des législatives de septembre 2026, Driss El Azami El Idrissi, premier vice-secrétaire général du PJD, était l'invité du "12/13" de Médias24. Entre bilan, autocritique mesurée et ambitions électorales, il défend la trajectoire d'un parti qui entend reconquérir sa place dans le paysage politique.
Article : Nigeria-Morocco Gas Pipeline. The project that could reshape Africa’s energy map (Amina Benkhadra)
As global energy markets undergo a profound reshaping, the Atlantic Africa Gas Pipeline is emerging as a pivotal project for both Africa and Europe. Amina Benkhadra, CEO of ONHYM, says the corridor could fundamentally alter the energy balance between the two neighboring continents.
Article : À Casablanca, la librairie Livremoi ouvre un nouvel espace dédié à la littérature anglophone
La librairie Livremoi, située dans le quartier Gauthier à Casablanca, a récemment agrandi ses murs pour consacrer un espace entier à la littérature en langue anglaise.
Article : Marché obligataire. Le Trésor réduit ses levées, les taux évoluent sans tension marquée
En avril 2026, le Trésor réduit ses levées alors que la demande reste présente. Avec une trésorerie confortable, il se montre plus sélectif sur les niveaux de taux, ce qui se traduit par un ajustement progressif des rendements sur le marché secondaire, sans mouvement marqué à ce stade.
Article : Malgré sa liquidation, le groupe agricole Soprofel obtient six mois de répit
Le tribunal de commerce d’Agadir prolonge de six mois l’activité de Soprofel, malgré sa mise en liquidation judiciaire. Une décision qui intervient alors que la famille Puech, propriétaire du groupe, conteste toujours cette issue devant la Cour de cassation, sur fond de litige de près de 600 millions de dirhams avec l’Office des changes.