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Abdennabi Bioui: “voici mes projets prioritaires pour l'Oriental”

EXCLUSIF. Elu président du conseil de la région de l'Oriental, Abdennabi Bioui se dit déterminé à faire de sa région un exemple de développement. Il liste les projets prioritaires par ville dans un entretien accordé à Médias 24.

Abdennabi Bioui: “voici mes projets prioritaires pour l'Oriental”
Amine Belghazi
Le 16 septembre 2015 à 8h05 | Modifié 16 septembre 2015 à 8h05

Candidat aux élections régionales sous les couleurs du PAM, Abdennabi Bioui est l'homme des grands chantiers. Habitué des grands ouvrages, l'élu qui dirige une grande entreprise spécialisée dans travaux publics voit les choses en grand.

"Pour la réussite du projet de la régionalisation avancée, les régions ont besoin de visions d'avenir portées par de fins stratèges," estime A. Bioui.

Concrètement, l'élu de la région de l'Oriental entend créer des pôles homogènes pour le développement de la région.

"Les villes de Nador et Oujda seront les locomotives de la région de l'Oriental, en complémentarité avec d'autre régions, en créant un pôle de développement de l'Est efficace et compétitif," nous annonce d'emblée A. Bioui.

Dans le détail, "l'une des priorités est le port de Nador qui complétera l'activité du port de Tanger. Ce projet permettra de relancer l'activité économique dans la région, de créer des emplois et des compétences locales. Que ce soit à Nador, Driouech, Taourirt ou Guercif. D'ailleurs, ces deux dernières villes seront des plateformes logistiques importantes dans la région," avance le président de la région.

A Figuig et Bouarfa, les besoins premiers sont ceux de l'alimentation en eau potable et le branchement au réseau d'assainissement.

Là encore, l'ingénieur fait parler son expérience: "pour que le ravitaillement en eau soit efficace, nous nous orienterons vers la construction de plusieurs petits barrages. Car l'activité d'élevage, très importante dans la région, a besoin d'une multitude de points d'eaux."

A Jrada, l'ancienne citée minière actuellement ravagée par la misère et le chômage, "le plus important est de redonner à cette région son dynamisme économique d'antan" nous déclare A. Bioui, qui estime qu'il est essentiel de rouvrir les anciennes mines abandonnées pour des raisons économiques.

"L'extraction du charbon, du plomb et du fer dans la région reposait sur un procédé traditionnel coûteux. Aujourd'hui, il est possible, en adoptant les nouvelles technologies en la matière, de réduire les coûts tout en assurant un meilleur rendement, et en garantissant un maximum de sécurité pour les ouvriers. Pour ce faire, il est nécessaire de nouer des partenariats en donnant plus de possibilités aux investisseurs."

La capitale de la région de l'Oriental est également concernée par les grands chantiers. Ainsi, le nouvel homme fort de la région entend intégrer la ville dans la dynamique du plan Maroc Vert, estimant que la région n'a que très peu bénéficié de ce programme.

A. Bioui prévoit également la construction d'une grande technopole capable de faire d'Oujda la ville qui tirera l'Oriental vers le progrès. De même, la ville de Berkane, grand pôle agricole de l'Oriental, bénéficiera d'une mise à niveau.

"Economiquement, Berkane repose principalement sur l'activité agricole. Mais son potentiel est sous-exploité car elle manque d'encadrement et de vision stratégique" estime le nouveau président de la région, et d'ajouter: "c'est pourquoi nous pensons à rendre efficiente la gestion des ressources locales, en industrialisant une partie de la production, et en encourageant le développement de l'activité agroalimentaire dans la région. Toutefois, il reste un problème de taille: celui du foncier. En effet, à Berkane le mètre carré coûte cher, mais il est possible de trouver des formules plus adaptées; la location par exemple."

L'activité touristique n'est pas en reste. La station balnéaire de Saidia est également dans le viseur d'Abdennabi Bioui. Ce dernier espère la valoriser, avec plus de coordination. "Plusieurs milliards de DH ont été dépensés pour la création de la station. Pourtant, on remarque que l'activité à Saidia est saisonnière. L'une des raisons qui empêchent l'essor de la ville est la difficulté d'accès, malgré les grands chantiers qui ont été réalisés dont la voie express qui la relie à la ville d'Oujda."

 A en croire A. Bioui, il suffit souvent d'une petite prise de risque. "Pour remédier à ce problème et attirer de nouvelles arrivées, en provenance d'Europe notamment, l'une des pistes de réflexion nous amènerait à assurer une liaison entre Oujda ou Nador et Malaga, qui se trouvent à moins d'une heure de vol. Ceci permettrait aux estivants d'atteindre la station de Saidia plus rapidement, sans devoir passer par Casablanca et perdre une journée dans les transferts."

Il est à noter au final que l'ensemble de ces propositions nécessitent une planification préalable importante. L'homme des grands chantiers en est conscient: "mon métier m'a appris qu'il faut prendre le temps de bien concevoir les projets dans lesquels on veut se lancer. La planification est une phase très sensible des projets. Cela peut prendre plusieurs mois, car quand vient le moment de la réalisation, il est souvent trop tard pour corriger la trajectoire."


 

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Amine Belghazi
Le 16 septembre 2015 à 8h05

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