Le RNI lance sa stratégie de communication digitale
Le RNI lance sa stratégie digitale, elle couvrira les réseaux sociaux et au-delà, et elle n'est pas liée aux échéances électorales. Il s'agit selon le président du parti, d'un choix stratégique à long terme.
Ouvrez le champ politique et vous augmenterez la concurrence entre les partis. Plus la concurrence sera vive, et plus les partis feront attention à l’efficacité de leur communication. Et désormais, le digital s’impose aux partis car il est incontournable.
Jusqu’à présent, le PJD était et reste le grand champion de la communication politique digitale au Maroc. Le RNI s’y lance à son tour, avec une stratégie qu’il a exposée à la presse ce mardi 4 août.
Où l’on voit comment l’ouverture du champ politique et la montée du digital bouleversent la communication dans le Royaume.
Jusqu’à l’avènement des années 2000, la communication politique au Maroc était verticale et à sens unique, de haut en bas. Les inerties sont d’ailleurs telles que des vestiges de ce système survivent parmi nous, on le voit tous les jours.
Une communication du haut vers le bas, c’est l’envoi de communiqués, la diffusion d’infos pas forcément adaptées ni dans la forme ni dans le fond, à la cible.
C’est un peu ce qu’a fait le RNI: il ne suffit pas d’avoir une page Facebook, un compte twitter, un site rarement mis à jour. Cela s’appelle de la propagande, d’ailleurs, cela ne marche pas puisque ce n’est pas efficace. Mezouar a eu l’humilité de le reconnaître. Cela ne correspond ni à l’envergure du parti ni à la position forte qu’il occupe au gouvernement et au parlement.
Deux constats s’imposent donc: la naissance d’une opinion publique d’une part, comme conséquence de l’ouverture politique et des réseaux sociaux; l’existence d’au moins 17 ou 18 millions d’internautes.
La communication doit devenir participative, interactive. Elle doit tenir compte des réalités du “marché“. Sinon, ce n’est pas de la communication mais de la propagande.
Pour bien “vendre“, il faut faire attention aux canaux de distribution ainsi qu’aux packages. Bien sûr, on ne doit jamais oublier le produit. Mais le meilleur produit, s’il n’est pas bien distribué ni bien emballé, ne sera jamais acheté.
L’intérêt de la communication digitale réside dans son efficacité qui est en grande partie mesurable. D’ailleurs, le RNI n’a pas placé la barre trop haut. Moncef Belkhayat, membre du bureau politique et manifestement maître d’ouvrage du projet digital, a révélé quelques objectifs :
-institutionnaliser la communication digitale avec 50 activités postées par le parti d’ici un an;
-attirer 4.000 fans par mois sur Facebook pour atteindre 50.000 fans fin 2015;
-susciter 25 réactions remontées par jour sous le hashtag #achbghit.
Une plateforme dédiée
La communication digitale du RNI est institutionnalisée, elle sera “ancrée dans les dynamiques du parti“, selon les termes de Mezouar.
L’idée centrale est bien sûr digitale : interactivité, transparence, participation. Le principe politique, ou la devise, sera “dialoguons pour le Maroc de demain“.
L’avis des internautes sera demandé, “il est important“. Deux hashtags seront omniprésents : #achbghit_lbladi (ce que je veux pour mon pays) et #bghit (je veux). L’une des rubriques de la plateforme s’appellera #wach_frassek (es-tu au courant ?) pour annoncer les news du parti et des dirigeants du parti.
Une véritable “newsroom“ du parti sera mise en place.
La plateforme qui permettra de se livrer à toutes activités liées au RNI (lire, commenter, réagir, utiliser les hashtags, s’exprimer) sera lancée le 22 août et le même jour, le président du RNI Salaheddine Mezouar, lancera son compte Twitter. La plateforme sera lancée en responsive design et s’adaptera donc aux smartphones et aux tablettes.
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