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Casa, Rabat, Fès, Marrakech, Tanger… Les 11 mairies qui font rêver les partis politiques

A l’approche des élections communales, l’un des enjeux consiste à conquérir une ou plusieurs grandes villes. Médias 24 dresse la liste des 11 mairies qui font le plus rêver les partis politiques.  

Casa, Rabat, Fès, Marrakech, Tanger… Les 11 mairies qui font rêver les partis politiques
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Le 13 mai 2015 à 17h05 | Modifié 11 avril 2021 à 1h03

La mairie d’une grande ville est devenue un tremplin de choix pour n’importe quel parti. Souvenez-vous, lors des communales de 2009, le Parti authenticité et modernité (PAM) était sorti grand vainqueur, talonné par le Parti de l’Istiqlal (PI), tandis que le Parti de la justice et du développement (PJD) aujourd’hui au pouvoir n’était arrivé que 6e, bien qu’il ait raflé la première place dans les villes où le mode de scrutin était celui des listes.  

Les Marocains ont de nouveau rendez-vous, ce mois de septembre, aux élections communales. Comme ce fut le cas en 2009, des formations politiques qui ne partagent pas la même vision seront tentées de nouer des alliances improbables où le pragmatisme –pour ne pas dire l’opportunisme- l’emporte toujours sur l’idéologie.

Si le poste le plus convoité est celui de maire, certains arrondissements comme Casa-Anfa, Rabat-Hassan, Marrakech-Agdal ou Tanger-Madina donnent l’eau à la bouche de plusieurs clans politiques.  

Voici la liste des 11 mairies qui attisent le plus de convoitise, par ordre d’importance démographique.

 

Casa, Rabat, Fès, Marrakech, Tanger… Les 11 mairies qui font rêver les partis politiques

 

-Casablanca   

Première métropole urbaine du Maghreb, une des plus grandes villes d’Afrique, Casablanca est le poumon économique du pays avec sa zone portuaire, son pôle industriel et sa place financière.  

Pôle urbain d’Anfa, Casablanca Finance City, Ville nouvelle de Zenata, Marina de Casablanca, pont à haubans de Sidi Maârouf...autant de projets en cours de réalisation qui donneront à Dar El Beida des allures de métropole mondiale.

Ville la plus peuplée du Maroc avec ses 3,35 millions d’habitants, la ville blanche est aussi un carrefour cosmopolite sans pareil où l'architecture Art Déco porte les plus belles traces.    

A sa tête depuis 2003, Mohammed Sajid, élu sous les couleurs de l’Union Constitutionnelle (UC). Avant de prendre les rênes de Casablanca, cet homme d’affaires présent dans l’industrie textile et l’immobilier a été député de Taroudant en 1993. Grâce à un système fondé sur la participation financière d'associations villageoises, il a réussi à faire construire par l'État 500 km de routes dans cette région montagneuse et enclavée. Une prouesse qui a permis à Sajid de se faire un nom dans le monde de la politique.  

Dix ans plus tard, Sajid est élu maire de la ville de Casa après un véritable feuilleton à rebondissements qui débouchera au final sur un règlement à l’amiable entre l’UC, le RNI, le PAM et le MP. Proche de l’ex-premier ministre Driss Jettou, Sajid a été reconduit dans ses fonctions en 2009.

Avec le wali Khalid Safir et la société civile, le maire de Casablanca a aidé à l’élaboration d’une vision 2020 pour la Ville blanche. 

-Fès  

Capitale spirituelle du pays, la ville de Fès connaît un important dynamisme dans les secteurs touristique, industriel et agricole, malgré certains problèmes structurels qui retardent le développement de la ville.

Deuxième ville la plus peuplée du royaume avec 1,11 millions d’habitants, Fès est depuis des lustres le bastion de l’Istiqlal, un des plus vieux partis du pays.

A la tête de la mairie de Fès depuis 2003, Hamid Chabat, trublion de la vie politique marocaine qui multiplie les sorties médiatiques contre le gouvernement.  Secrétaire général de l’Istiqlal depuis 2012, ce syndicaliste patron de l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) a gravi doucement les échelons de la hiérarchie partisane et représentative, dans un parti politique habitué des successions consensuelles.  

-Tanger  

Un port parmi les plus importants d’Afrique en matière de trafics conteneurisés, une usine Renault qui exporte vers plus de 63 destinations, des milliers d'hectares de zones franches… Depuis une dizaine d’années, Tanger connaît un développement économique sans pareil faisant d’elle le deuxième poumon économique du pays.  

Pour répondre aux nouveaux besoins du marché du travail, Tanger a vu sa population doubler en quinze ans, pour atteindre 947.952 habitants.  

A cheval entre deux continents, la ville de Détroit a longtemps fait office de capitale culturelle pour de nombreux écrivains et artistes du monde entier.  

Aujourd’hui, elle est administrée par Fouad El Omari sous les couleurs du PAM. Suite à la démission de l’ancien maire Samir Abdelmoula, El Omari a en effet été élu maire de la ville en 2010 après une alliance de son parti avec le RNI et l’UC. 

Ancien coordinateur régional du PAM et président de l'Association Touiza, Fouad El Omari était connu dans le monde des affaires. Récemment invité au Forum de la MAP, il s’est dit disposé à briguer un second mandat à la tête de la mairie de Tanger.  Le maire de Tanger n’est autre que le frère d’Ilyas El Omari, l’homme fort au sein de cette formation.  

-Marrakech

Locomotive du tourisme marocain, Marrakech est devenu au cours des dernières années l'une des grandes destinations mondiales de haut de gamme. La ville ocre s’est aussi forgée une réputation dans l’organisation d’événements internationaux.  

Début 2014, un plan de développement portant sur la période 2014-2017 et doté de plus de 6 milliards de DH a été lancé. Objectif: pallier les inégalités dont souffre la 4e ville la plus peuplée du Maroc avec ses 928.850 habitants.  

Depuis 2009, Marrakech est administrée par Fatima Zahra El Mansouri (PAM), deuxième femme dans l'histoire du Maroc à présider le conseil municipal d'une grande ville marocaine après Asmaa Chaâbi (Essaouira).  Avocate de formation, la maire de Marrakech suivi les traces de son père, Abderrahman Mansouri, ancien commis de l’Etat. 

Après des études de droit français, la jeune femme rejoint le cabinet d'affaires Naciri à Casablanca avant de lancer sa propre entreprise.  Ancienne membre du Mouvement de tous les démocrates, le club de réflexion qui sera la rampe de lancement du PAM, l’actuelle maire de Marrakech figure dans le classement 2014 du magazine Forbes des 20 femmes les plus influentes d'Afrique.    

-Salé

Longtemps délaissée au profit de sa ville voisine, Salé n’est plus seulement une cité-dortoir pour Rabat. Depuis 2006, un vaste programme d'aménagement et de développement de la vallée du Bouregreg a été lancé, permettant à cette ville millénaire de connaître un important développement économique. «La ville des corsaires» est aussi en passe de devenir un important hub industriel marocain puisque trois parcs industriels nouvelle génération sont en cours de réalisation.  

Depuis 2009, Salé est administrée par Noureddine Lazrak. Médecin de formation et membre du bureau exécutif du RNI, il a été plusieurs fois député et a occupé le poste de président de l’arrondissement de Bab Lamrissa de 2003 à 2007. 

Fait notable: en juin 2009, alors que Driss Sentissi du MP partait favori pour rempiler, le grand bazar des alliances en a décidé autrement puisque Lazrak a été élu au prix d’un retournement de situation assez spectaculaire.  

 -Meknès

C’est l’une des quatre villes impériales du Royaume avec Rabat, Fès et Marrakech. Sixième ville la plus peuplée du royaume avec ses 632.079 habitants, Meknès aura elle aussi son plan de développement 2015-2020 pour une mise à niveau urbanistique et un développement des infrastructures routières.  

La capitale de l’emblématique région agricole de Meknès-Tafilalet accueille chaque année le Salon international de l'agriculture, un événement important qui contribue à la mise à niveau de la ville. La Cité ismaélienne dispose aussi d’un agropole, aujourd’hui premier pôle compétitif de l'industrie agro-alimentaire au niveau national.  

Depuis 2009, Meknès est administrée par Ahmed Hilal. Cet homme d’affaires Meknassi a été vice-président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) de Meknès, de la Chambre du Commerce et d'Industrie de Meknès et  président de la section basket du CODM de Meknès. 

Elu député en tant que membre de l’Istiqlal avant de rejoindre le PAM, Ahmed Hilal a été exclu du PAM peu après son élection «pour avoir failli aux consignes du parti sur l'élection municipale de Meknès» selon la direction du parti.  

 -Rabat

Capitale administrative du Maroc avec seulement 577.827 habitants, Rabat se positionne de plus en plus comme destination et ville de la culture. Il y a tout juste un an, soit tout juste après l’inauguration du Musée Mohammed VI d’art contemporain, Rabat s’est offert un lifting à 18 milliards de dirhams. Entre autres projets phares: Un plan de développement baptisé «Rabat Ville Lumière, Capitale Marocaine de la Culture», un mégaprojet urbain appelé «Wessal Bouregreg», un grand théâtre…

 Rabat n’est évidemment pas une mairie comme les autres. Depuis une dizaine d’années, Mohammed VI supervise personnellement ses grands projets structurants et a décidé d’en faire l’une des plus belles villes de la région.

Sur le plan économique, Rabat devient un véritable centre d'affaires profitant de la restructuration des administrations publiques, l’implantation d’entreprise étrangères et la création des zones off-shore.  

Fathallah Oualalou est maire de Rabat depuis 2009. A l’issue du scrutin, même si le score réalisé par l’USFP à travers le Maroc en général et à Rabat en particulier était trop faible, la capitale à gagné un maire socialiste après une alliance improbable avec le PJD.  

Cadre de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), économiste et vieux routier de la politique, il a été ministre des Finances de 1998 à 2007, dans les gouvernements El Youssoufi et Jettou.   En tant qu’économiste, il a publié de nombreux travaux académiques dans les domaines de la théorie économique, l'économie financière et l'économie des pays du Maghreb et du monde arabe.  Cet homme tranquille ne devrait pas être candidat cette année, d’après ce qu’il a confié à son entourage.

-Agadir

Première station balnéaire du Maroc et capitale de la très dynamique région de Souss-Massa-Drâa, la ville compte 570.000 habitants.  Dotée d’une importante infrastructure hôtelière, la ville accueille un port de commerce très actif abritant entre autres un chantier naval, la seule école de marine marchande marocaine et une zone industrielle.  

Depuis 2003, Agadir est administrée par Tariq Kabbage pour le compte de l’USFP. Suite à une alliance conclue entre l’USFP et le parti de la lampe, il a été reconduit dans ses fonctions en 2009.  

Diplômé en chimie, Tariq Kabbage a fait ses débuts en politique en tant que membre du premier bureau de la jeunesse ufpéiste en 1975. Il donne des cours à l'Université Mohammed V de Rabat jusqu'en 1984. Homme d’affaires présent dans l’agriculture et l’immobilier, il est considérée comme inflexible.

 -Oujda  

Ville frontalière et cosmopolite par essence, Oujda est la capitale de la région de l’Oriental avec ses 549.280 habitants. Longtemps marginalisée, la ville change peu à peu de visage avec le lancement de plusieurs projets structurants. 

Maire de Oujda depuis juillet 2009 sous les couleurs de l’Istiqlal, pharmacien, Omar Hjira n’est autre que le frère de Ahmed Toufiq Hjira, ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement de l'espace dans le gouvernement Abbas El Fassi.  

Pharmacien de formation après des études en Pologne, il s'est d'abord porté candidat lors des Élections parlementaires de 2002 au Maroc où il a connu un échec avant de se représenter aux Élections parlementaires de 2007 au Maroc où il a été élu à la députation. 

-Tétouan

Considérée comme la ville la plus andalouse du royaume et dotée d’énormes potentialités touristiques, Tétouan compte 470.539 habitants. Son économie actuelle repose essentiellement sur le petit commerce et le tourisme balnéaire à clientèle surtout marocaine et espagnole. 

Depuis 2009, elle est administrée par Mohamed Idaomar du PJD. A la tête de la mairie, il s’est attaqué à plusieurs dossiers épineux comme le transport urbain et la propreté et la collecte des déchets ménagers qui était à l’origine des conflits sociaux.

 -Kenitra

 Quatrième ville industrielle du pays et capitale du Gharb, Kenitra a depuis peu son plan de développement intégré à l'instar de Casablanca et de Tanger. Il y a tout juste un mois, le Roi Mohammed VI a en effet lancé un projet de développement de la ville doté 8,4 milliards de DH.  

La ville s’apprête aussi à accueillir la zone franche Atlantic Free Zone ou (AFZ) qui sera la plus grande en Afrique avec plus de 345 hectares de superficie totale.  

Depuis 2009, Kenitra est administrée par l’actuel ministre de l’Equipement et du transport Aziz Rebbah (PJD), lequel jouit d’une popularité certaine dans sa ville natale.

Après des études en France puis au Canada, Aziz Rebbah a rejoint le cabinet de l'ancien premier ministre Driss Jettou. Il a également été secrétaire général de la jeunesse du PJD. Lors des législatives de 2007, il devient député de la ville de Kenitra à la chambre des représentants. 

Durant son mandat en tant que ministre, Abdelaziz Rebbah il a été à l’origine de la publication de la liste très secrète des bénéficiaires des agréments de transport autoroutier. L’homme est un excellent orateur et il est considéré comme un dauphin possible de Benkirane pour la direction du PJD, avec Ramid. Cependant, en tant que ministre, le bilan actuel de Abdelaziz Rebbah est léger.

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Le 13 mai 2015 à 17h05

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