L'opposition veut siéger dans la commission centrale des élections
Parmi les exigences non-formulées de l'opposition, après son boycott des travaux de la commission parlementaire de l'intérieur, figure celle de jouer un rôle plus actif pour la préparation aux élections.
"Le boycott des travaux de la commission des élections n'était pas une prise de position échafaudée pendant des semaines. C'était une réaction très spontanée à l'unilatéralisme du gouvernement", a expliqué à Médias 24 une source autorisée au sein d'un parti de l'opposition, qui ajoute qu'il "y a toujours eu des concertations, et l'opposition a toujours fait partie de la commission des élections, même pendant l'ère Basri".
La démarche du gouvernement actuel constitue, selon notre interlocuteur, "une grave régression par rapport aux coutumes politiques du Maroc. Aujourd'hui, l'opposition n'a plus aucun rôle. Nous sommes réduits à n’être que spectateurs des préparatifs des opérations électorales".
L'opposition souhaite-t-elle un report des élections à mars 2016 ?
Pour Abdellah Bouanou, le chef du groupe parlementaire du PJD, "ce boycott s'inscrit dans un plan de l'opposition, qui souhaite un report des élections à mars 2016, accuse-t-il dans une déclaration à Médias 24.
“N'étant pas préparée à ces échéances, elle veut les reporter afin que le PJD ne tire pas profit de la conjoncture actuelle, qui lui est favorable. Et du coup, elle retarde, en se retirant de la commission, l'adoption du projet de loi organique sur la région".
Du côté de l'opposition, on dément catégoriquement "ces allégations. Jamais, au grand jamais nous ne demanderons cela, car un report est non seulement insoutenable sur le plan éthique mais dénoterait aussi d'une faiblesse et d'un manque de préparation aux élections", selon une source autorisée au sein d'un parti de l'opposition.
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