Driss Alaoui Mdaghri met à l’honneur les grands poètes d’Al Andalous
Come To My Home, véritable "ovni culturel", revient pour une 5e édition à Casablanca du 27 mars au 5 avril.
La 5e édition de Come To My Home, intitulée Parfums d’Andalousie, mettra à l’honneur les grands poètes qui ont fait l’heure glorieuse d’Al Andalus.
L’occasion pour Driss Alaoui Mdaghri de nous en dire plus sur ce projet culturel audacieux qui l’anime et le passionne depuis plusieurs années.
Lancé dans le cadre de la Fondation cultures du monde, le concept est de faire dialoguer les cultures, en invitant des artistes venus du monde entier à rencontrer et concevoir des œuvres inédites avec des artistes marocains.
Le format n’est pas rigide. Il ne s’agit ni d’un festival, ni d’une caravane, c’est un objet volant non identifié, nous confie son concepteur. Come To My Home offre sa scène à l’improvisation, au dialogue des langues et des instruments, au mélange des genres artistiques.
A chaque édition sont programmés des concerts, des conférences, des ateliers de danse, des tournois d’échec, des projections de films autour d’un thème unique.
Cosmopolitisme artistique au fond d’une mine de sel
La 1e édition en 2012 à Casablanca s’articulait autour du thème du « management venu du Sud », la 2e à Marrakech mettait à l’honneur « les villes créatives », la 3e à Lucques en Italie porté sur « l’homme et les vulnérabilités » la 4e à Khourigba/Bejaad se consacrait au « souffle mystique ».
Pour cette dernière édition, M. Mdaghri avait imaginé une mise en scène dans une mine de sel de Mohammedia, à 450 mètres de profondeur pour faire jouer des artistes iraniens, malais, sénégalais, indiens ou italiens ensemble dans le ventre de la terre. Un souffle mystique devait alors immanquablement traverser la voûte, malgré le côté trivial du port du casque obligatoire.
On croit alors sur parole M. Mdaghri lorsqu’il nous dit que les artistes qui s’engagent sur son projet donnent beaucoup d’eux-mêmes et de leur générosité.
Pour cette cinquième édition, Come To My Home pose ses bagages à Casablanca, et sera hébergé au Bouskoura Golf City et à la Mahakama des Habbous. Pour ce dernier lieu, la bâtisse du Pacha aux tournures andalouses offrira un décor envoûtant à la chorale Dar Ala et au concert des Deux Rives.
Ce festival appelle au voyage et c’est dans cet esprit que la Fondation Cultures du Monde de M. Mdaghri a noué des partenariats avec l’université Al Akhawayn et l’Ecole Iscae, qui ont une ouverture vers l’international.
L’échange d’étudiants entre Al Akhawayn et l’université de Shanghai pourrait être l’occasion de concevoir une édition de Come To My Home en Chine. La fondation Cultures du Monde est déjà implantée dans d’autres pays avec des associations en Italie, au Sénégal, aux Etats-Unis.
Le fondateur a à cœur de porter la culture marocaine – et ses multiples visages arabe, soufi, berbère, andalou – sous d’autres horizons. Celui-ci souhaite montrer le côté ouvert de la foi, des croyances et des convictions de son pays.
Une rencontre porteuse d’un dialogue de paix
Ces évènements sont à chaque fois l’occasion de rencontres œcuméniques d’artistes qui ont leur foi et leur croyance en partage. Parmi les artistes résidents du festival : l’Indien Rashmi V. Patt, percussionniste spécialiste de la tabla, Jacelyne Parry, compositrice et vocaliste australo-malaisienne, Badara Seck, chanteur sénégalais.
Le thème de la prochaine édition, Parfums d’Andalousie, s’est imposé avec l’air du temps, nous dit le concepteur de Come To My Home. Al Andalus, c’est une période artistique très prolifique, un moment de partage des connaissances, et de voyages entre les deux rives. « Ce parfum fait de beauté, de bonté et d’ouverture, c’est comme si nous en avions besoin aujourd’hui ». Pour invoquer ce parfum, la chorale Dar Ala reprendra les poètes qui ont fait l’époque glorieuse d’Al Andalus : Ibn Zeydoun, Ibn Khafadja, Abu al-Baqa al-Rundi, Ibn Arabi, Ibn Al Khatib…
Pour les enfants de 7 à 77 ans
Le programme de cette édition sera encore très varié avec au programme ateliers de danse, des récitals, un pique-nique champêtre, des ateliers pour enfant de calligraphie, d’ornithologie et de percussion. Toutes les activités sont ouvertes au public, « aux enfants de 7 à 77 ans, à tout ceux qui veulent changer le monde par l’art et la poésie ».
Les inscriptions se font sur le site. Pour la soirée du 3 avril, dans le décor exceptionnel de la Mahakama, il faut prévoir une participation de 300 DH .
Et demain ?
Outre une sixième édition de Come To My Home, qui suivra immédiatement et aura lieu à Rome le 30 avril, Driss Alaoui Mdaghri souhaite consacrer son temps à l’écriture. L’écrivain-poète finalise un livre intitulé Suis ton chemin, recueil de conseils adressés à ses enfants, à lui-même et à d’autres intéressés. Il voudrait ensuite se consacrer aux mémoires de ses différentes vies de ministre, de professeur et de troubadour.
à lire aussi
Article : Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.
Article : Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages
Au Maroc, l’inflation ralentit, mais les ménages continuent de ressentir la hausse des prix et la pression sur leur pouvoir d’achat. Cet écart vient surtout d’une lecture incomplète du taux d’inflation, ainsi que de la nature même du panier représentatif utilisé pour mesurer l’évolution des prix.
Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.
Article : L’Oukaïmeden, station d’hiver et espace culte de transhumance
Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.
Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.