Drais confirme la construction d'une clôture de sécurité entre le Maroc et l'Algérie
Le ministre délégué assure que les frontières orientales sont sécurisées. Il a aussi détaillé plusieurs mesures au sujet des terres collectives.
Intervenant mardi à la Chambre des conseillers, Cherki Drais, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, a souligné que l'ensemble des mesures sécuritaires et militaires sont prises de manière permanente pour protéger les frontières du Royaume, notamment les frontières orientales.
M. Drais a passé en revue une série de mesures prises dans ce sens, dont la construction en cours d'une clôture de sécurité le long de la frontière avec l'Algérie et l'augmentation du nombre des postes-frontières et des points de contrôle.
Il a aussi souligné que les Forces armées royales et l'ensemble des services sécuritaires (Forces auxiliaires, Gendarmerie royale, Sûreté nationale et administrations territoriales) remplissent leur mission de protection des citoyens marocains, notant que cette région connait une veille sécuritaire permanente.
M. Drais a relevé que les résultats annoncés par le ministère de l'Intérieur montrent que ce dossier est traité avec sérieux et détermination et qu'aucun laxisme ne sera toléré face au crime et aux réseaux actifs dans ce domaine.
3,6 MMDH pour les grands taxis
3,6 MMDH ont été consacrés au programme de subvention pour le renouvellement du parc des grands taxis, lancé le 3 décembre dernier.
Ce programme incitatif à caractère facultatif, qui s'étale sur une année, prévoit une mesure d'accompagnement qui consiste en l'octroi d'une subvention de 80.000 DH aux propriétaires des taxis concernés à condition qu'ils soient retirés de la circulation et remplacés par de nouveaux véhicules.
Le ministère de l'Intérieur a reçu jusqu'à présent 120 demandes dans ce sens, a noté M. Drais.
Gérer les dysfonctionnements des terres collectives
Le ministère de l'Intérieur a élaboré plusieurs approches visant à faire face aux dysfonctionnements enregistrés au niveau des terres collectives, a indiqué le ministre.
M. Drais a évoqué plusieurs entraves liées à ces terres, notamment leur cadre juridique actuel (Dahir du 27 avril 1919 régissant la gestion des affaires des collectivités ethniques et leurs biens), la lourdeur des procédures de liquidation judiciaire du patrimoine foncier et collectif et le nombre élevé de contentieux fonciers soumis à la justice.
Les approches élaborées à ce sujet portent surtout sur la révision du cadre législatif régissant les collectivités ethniques et leurs biens dans la perspective de l'élaboration d'un programme ambitieux s'étalant sur 5 ans visant l'accélération de la cadence des immatriculations foncières comme moyen de sécuriser l'assiette foncière disponible.
Il sera procédé dans ce même cadre, a-t-il poursuivi, à la préparation d'une convention cadre avec les différents partenaires et acteurs du secteur immobilier visant à augmenter le nombre d'immatriculations foncières au niveau souhaité et à régler les litiges entre les administrations et les établissements publics.
M. Drais a fait savoir que ces approches concernant en outre l'encadrement des us et coutumes régissant l'exploitation des terres collectives de manière à ce qu'ils soient conformes aux lois, l'identification des conditions objectives permettant d'obtenir la qualité d'"ayant droit", l'organisation de l'exploitation des terres collectives, l'appropriation des terres agricoles par leurs exploitants appartenant aux collectivités ethniques, ainsi que la mobilisation du foncier faisant objet de documents d'urbanisme au profit de l'Etat, des collectivités territoriales et des acteurs économiques suivant les principes de bonne gouvernance et d'égalité des chances.
Le ministre a conclu que les collectivités ethniques disposent d'un patrimoine foncier important au niveau national qui représente une richesse économique considérable, ajoutant que ces terres souffrent toutefois de plusieurs problèmes liés à la nature de ce système foncier, à la loi régissant les terres collectives et à l'élément humain installé dans ces terres ou les exploitant.
(Avec MAP)
à lire aussi
Article : Au Brésil, le Maroc n’étonne plus, c’est la Seleção qui inquiète
Le coup de sifflet final n’a pas seulement scellé un match nul spectaculaire entre le Maroc et le Brésil (1-1) lors du Mondial 2026. Il a donné naissance à un constat largement partagé dans la presse internationale, et particulièrement au Brésil : les Lions de l’Atlas ne sont plus l’équipe surprise. Ils sont désormais confirmés comme un adversaire de premier rang, capable de rivaliser avec les plus grandes nations du football mondial.
Article : Alerte météo. Temps chaud et averses orageuses dans certaines provinces
Un temps chaud et des averses orageuses sont attendus dans plusieurs provinces, annonce la Direction générale de la météorologie (DGM) dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance orange.
Article : Mondial 2026 : après Maroc-Brésil, Ouahbi fier mais pas euphorique, Ancelotti appelle la Seleção à “s'améliorer”
Face à la presse, le sélectionneur marocain a insisté sur l’ambition nouvelle de son groupe, tandis que le technicien italien a reconnu les limites affichées par l'équipe brésilienne pour son entrée en lice.
Article : Coupe du monde 2026. Le Maroc bouscule le Brésil mais doit se contenter du nul (1-1)
Après une entame énergique et l’ouverture du score par Ismaïl Saibari, l’équipe nationale a concédé l’égalisation face au Brésil, ce samedi 13 juin dans le New Jersey. Les Lions de l’Atlas sont toujours dans la course à la qualification. Ils pourront valider leur billet contre l’Écosse lors de la deuxième journée, vendredi 19 juin.
Article : Mondial 2026 : des fan zones à Casablanca et Rabat pour vivre les matchs
À l’occasion de la Coupe du monde 2026, un réseau de fan zones sera déployé dans plusieurs villes marocaines afin d’accompagner les Lions de l’Atlas et permettre aux supporters de vivre pleinement la compétition.
Article : Le Festival Gnaoua, d’un pari culturel à un modèle de rayonnement pour le Maroc
Trente ans après sa création, le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira s’est imposé comme bien plus qu’un événement musical. Invitée de Médias24, sa fondatrice Neila Tazi revient sur les origines de cette aventure née à la fin des années 1990 et devenue, au fil des éditions, un levier de transformation pour la ville d’Essaouira et un outil de rayonnement pour le Maroc.