La liberté sur internet recule au Maroc selon Freedom House
La censure contre les contenus est en hausse constante depuis 4 ans selon l’organisation américaine.
Le rapport sur la liberté sur Internet réalisé par Freedom House passe au crible 65 pays. L’organisation salue les avancées marocaines sur l’élargissement de l’accès à internet et la généralisation croissante des sites web dédiés à l’actualité. Mais elle affirme aussi que certains facteurs y ont freiné la liberté sur le net au cours des douze mois que couvre l’étude.
Le Maroc fait partie des 36 nations qui suivent une trajectoire négative où les journalistes subissent des pressions toujours plus grandes. Le royaume qui a perdu 2 points par rapport à 2013 avec un score de 44/100 est catégorisé « partiellement libre » au même titre que la Tunisie et l’Egypte.
Soulignons que le classement est plafonné à 100 points. Un score entre 0 et 30 correspond à des pays libres, entre 31 et 60 partiellement libres et entre 61 et 100, non libres. C’est l’Islande (6), l’Estonie (8) et le Canada (15) qui occupent les 3 premières marches du podium alors que la Syrie (88) et l’Iran (89) sont les derniers du classement.
La raisons qui expliquent le « retour en arrière marocain » sont la prolifération de lois répressives, la surveillance accrue des médias en ligne et le développement des cyber-attaques par des éléments pro-gouvernementaux.
Ces derniers sont soupçonnés de créer des comptes sur Facebook et Twitter pour « harceler, intimider et menacer les militants en ligne » même si Freedom House admet n’avoir aucune preuve du fait que ces personnes soient réellement liées aux autorités.
Le rapport cite le blocage des contenus mis en ligne d’origine politique, social et/ou religieux en dénonçant l’arrestation de journalistes en ligne et de blogueurs.« « L’arrestation d’Ali Anouzla, directeur du site d’information Lakome a renforcé l’atmosphère d’autocensure parmi les journalistes de la presse en ligne et traditionnelle qui ont peur de traverser les lignes rouges ».
Il cite l’exemple du premier site d’information marocain Hespress qui n’héberge plus les vidéos de manifestations de rue et d’entretiens avec des personnalités de l’opposition par peur de représailles.
L’organisation avance que « le gouvernement maintient un contrôle sur le paysage de l'information en ligne grâce à des lois restrictives qui peuvent être manipulées pour servir des fins politiques ».
Ainsi, le projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme « ouvre la porte à des abus » de la part des autorités et la loi de 2002 sur la presse permet au gouvernement de censurer toute publication soupçonnée de porter « atteinte à l’islam, la monarchie, l’intégrité territoriale ou à l’ordre public ».
Les classements de Freedom House sont crédibles même si de nombreux pays contestent leurs conclusions. Pour mémoire, Freedom House est financée à près de 80% par le gouvernement américain.
à lire aussi
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.