Le PAM souhaite une instance indépendante pour les élections
La parité, l'instance indépendante des élections, la constitution et la défenses de la cause nationale, sont les axes sur lesquels Mustapha Bakkoury appelle ses militants à s'atteler. Le SG du PAM critique le "retard" de la mise en œuvre de la constitution.
S'exprimant lors de la 17e session du Conseil national du parti, samedi à Skhirat, M. Bakkoury a souligné que le bureau politique du PAM propose d'adresser un mémorandum à l'ensemble des partis politiques afin de poursuivre la dynamisation des rôles des partis à la lumière de la nouvelle constitution en vue de contribuer à l'édification d'un Maroc unifié étendant sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire, et fort de sa constitution, de son choix démocratique et de sa justice sociale et prospère par son projet de développement compétitif au niveau international.
Le PAM, a-t-il insisté, doit œuvrer à la concrétisation de la parité hommes-femmes, en commençant par mettre en œuvre ce principe au niveau du parti, veiller à réunir les conditions nécessaires pour consolider les acquis et garantir des élections libres et transparentes par le biais de la création d'une instance indépendante pour les élections à l'instar de nombre de pays aux démocraties séculaires.
Il a appelé le parti à se pencher sur le chantier de la mise en œuvre des dispositions de la constitution et à contribuer à opérer un changement qualitatif en matière de défense de l'unité territoriale du Maroc, en coordination avec les différents acteurs politiques, syndicaux, des médias et des organisations de la société civile.
M. Bakkoury a également déploré les "retards accusés dans la mise en place des conseils de la bonne gouvernance et de développement humain et en ce qui concerne le lancement de la régionalisation avancée, qui aura sûrement un impact sur les prochaines échéances électorales au niveau des collectivités locales et régionales".
Commentant le bilan de l'action gouvernementale, le secrétaire général du PAM a estimé que l'équipe gouvernementale est un "ensemble hétérogène aux référentiels idéologiques contradictoires et dont l'action manque de coordination et d'homogénéité et qui a hypothéqué l'économie du pays par les conditions de la Banque mondiale, ce qui a porté atteinte au pouvoir d'achat des citoyens et entrainé une baisse des taux de croissance et du soutien à l'entreprise et à l'investissement".
Pour lui, l'actuel gouvernement ne dispose pas d'une stratégie de gestion globale de l'économie nationale d'où, a-t-il ajouté, un recul en matière des services essentiels dans les domaines de la santé, de l'enseignement, de la formation, de l'habitat et du travail, sans parler de la réforme de la justice qui trébuchait depuis son lancement et la recrudescence des phénomènes de la corruption et du crime".
Il a de même critiqué le "retard" enregistré au niveau de la mise en œuvre de la constitution, ce qui a "provoqué la déception et des interrogations sur la pertinence de l'action politique", s'élevant aussi contre la "faiblesse de la production législative" et "la tendance hégémoniste du gouvernement sur l'action législative".
Pour sa part, Hakim Benchemass, membre du conseil politique du PAM a indiqué que l'actuelle session du conseil national inaugure une nouvelle étape dans l'action du Parti.
Il a critiqué la "lenteur" de la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle constitution, ainsi que "la recrudescence des phénomènes qui augurent d'une régression, après l'élan d'espoir ayant suivi l'adoption de la constitution, et ce en raison de la politique du gouvernement qui n'a pas honoré ses engagements".
Et d'ajouter que ce constat interpelle le PAM et nécessite davantage de mobilisation.
En remportant le siège de la circonscription de Sidi Ifni récemment lors des législatives partielles, le PAM conforte sa position sur la scène politique nationale, a-t-il estimé, par ailleurs.
Cette session du conseil national a été marquée par l'examen de plusieurs recommandations confiant au bureau politique le pouvoir de décision au sujet des questions sociales, particulièrement syndicales.
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