Sahara. Omar Hilale: voilà en quoi l'Algérie a failli
Le représentant permanent du Maroc à l'Office de l'ONU à Genève a souligné que le Maroc était engagé de manière irréversible en faveur du respect des droits de l’homme et que le pays était ouvert aux experts internationaux, contrairement à l’Algérie.
Omar Hilale, invité du forum de la MAP mardi 8 avril, a jeté un éclairage sur les progrès accomplis par le Maroc en matière des droits de l'homme et sur l’action diplomatique qu’il joue à Genève dans ce domaine.
L'ambassadeur du Maroc auprès de l'Office des Nations unies à Genève, Omar Hilale a énoncé que « les droits de l'Homme sont un engagement marocain désormais irréversible car la Constitution de 2011 constitue une véritable charte des droits de l'homme ».
Il a poursuivi que la récente élection du Maroc au Conseil des droits de l'homme (CDH) de l'ONU est une reconnaissance internationale des réformes engagées par le royaume et une défaite pour ses adversaires qui multiplient les manœuvres pour porter atteinte à son image.
Sans prendre de gants, il a affirmé que la responsabilité de l’Algérie dans le maintien du conflit artificiel autour du Sahara était claire. Pour prouver le rôle de juge et partie du voisin de l’est dans ce conflit, il cite le fait que « l'Etat algérien a failli à ses responsabilités en matière de protection des séquestrés de Tindouf car cette région est sous autorité administrative et sécuritaire algérienne ».
Ainsi d’après le diplomate, « la militarisation des camps de Tindouf est une violation flagrante des droits de l'homme ». Omar Hilale assure que « la situation actuelle dans les camps de Tindouf est la tragédie du siècle car l’Algérie, pays hôte, est tenue de protéger les réfugiés qui sont de sa seule responsabilité ».
Il appelle les organisations internationales à agir pour mettre un terme à cette situation car selon lui, « une génération a été perdue dans les camps de la honte » et en veut pour preuve les récents témoignages des réfugiés de Tindouf à la télévision de Laayoune.
Rappelons que la semaine dernière, l’ambassadeur avait qualifié à la tribune des Nations unies, l’attitude algérienne de « mensonge du siècle » en réaction à ses accusations infondées d’atteintes quotidiennes aux droits de l’homme au Maroc.
Il cite une lettre adressée en février 2014 par 5 ONG internationales (dont Human Rights Watch et Amnesty International) au gouvernement algérien qui persiste depuis toujours à refuser tout accès à son sol aux experts internationaux des droits humains.
Il a rappelé que contrairement au voisin de l’est qui a de tout temps fermé sa frontière aux organisations internationales, le Maroc a invité quatre rapporteurs spéciaux des droits de l'homme à visiter le royaume pour les années 2014 et 2015. Présentant cette information comme un scoop, il affirme que cette initiative reflète l'engagement du royaume en faveur du respect des droits de l'homme.
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