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ECONOMIE

Coopération UE-Maroc, l'ambassadeur dresse un bilan mitigé

L’ambassadeur de l’UE au Maroc a tenu, lundi 10 février, une conférence de presse pour exposer les réalisations au terme de l’année 2013 ainsi que les attentes pour l’année 2014. Malgré les retards constatés dans la progression des chantiers en cours, la délégation européenne reste confiante.  

Coopération UE-Maroc, l'ambassadeur dresse un bilan mitigé
Amine Belghazi
Le 11 février 2014 à 15h00 | Modifié 11 février 2014 à 15h00

L’année 2013 a été marquée par l’attribution d’un montant exceptionnel de dons. Pas moins de 3 milliards de DH ont été attribués par l’UE au Maroc.

L’année écoulée a été celle de la signature de six programmes dont le programme Hakama sur la gouvernance publique, les appuis à la politique forestière, le financement de la deuxième phase de l’INDH, appui au conseil agricole, le soutien de la politique de l’emploi et des PME ainsi que la lutte contre l’analphabétisme.

L’UE vise quatre chantiers majeurs en 2014

Il s’agira en 2014 de consolider ces réalisations et d’appuyer de nouveaux programmes. L’appui à la stratégie de l’Education sera doté de la plus importante enveloppe.

En effet, lors de sa deuxième phase de réalisation, 89.9 millions d’euro lui seront consacrés. Vient ensuite le programme «réussir le statut avancé» qui est en aussi à sa deuxième phase et qui se concrétisera par un appui financier de 87 millions d’euros. L’appui à l’agriculture sera doté d’un budget de 60 millions d’euros, et finalement le programme d’appui à la couverture médicale de base qui se verra attribuer un financement de 50 millions d’euros pour sa troisième phase de réalisation.

L’UE, premier partenaire commercial du Royaume

Concernant les échanges commerciaux, l’ambassadeur européen a rappelé que l’UE reste le plus important partenaire commercial du Maroc et le premier investisseur étranger. A ce titre, la suppression des barrières douanières sur les échanges des produits industriels a permis une dynamisation des échanges commerciaux.

A titre indicatif, les exportations du Maroc vers l’UE sont dominées par trois grandes catégories de produits. Il s’agit principalement des vêtements, des produits agricoles et des machines et matériels de transport. Parallèlement, les importations marocaines en provenance de l’UE sont dominées par les machines et matériels de transport, les biens de consommation et les produits chimiques et carburants.

L’accord de libre échange nécessite une amélioration du cadre juridique

L’ambassadeur rappelle par ailleurs que l’Aleca ne pourra réellement aboutir qu’à travers une convergence des législations marocaine et européenne. A cet effet, il regrette la lenteur quant à la réalisation du projet de réforme de la justice. D’ailleurs, les fonds consacrés à ce chantier et promis par son prédécesseur, Eneko Landaburu, n’ont, à ce jour, pas été débloqués. En raison notamment du retard accusé.

«L’Aleca est un accord dont le Maroc tirera bénéfice si le climat d’affaires offre une couverture juridique attrayante pour les investisseurs» estime R. Joy et prévient «il faut faire attention de ne pas tomber dans un processus de protectionnisme économique. »

En revanche, la délégation européenne reste très optimiste quant à l’aboutissement du plan gouvernemental pour l’égalité basée sur le genre, même s’il ne fait plus l’actualité depuis que le chef du gouvernement a repris le dossier en main.

L’immigration domine le débat

Concernant la question épineuse de la migration, en marge des récents évènements qui ont secoué l’enclave espagnole de Sebta, l’ambassadeur a affirmé sa volonté de contribuer au renforcement des droits des migrants, en coopération avec les organisations de la société civile qui apportent l’assistance humanitaire aux migrants. D’ailleurs, l’UE soutient substantiellement, depuis plusieurs années, les organisations qui apportent l’assistance aux migrants en situation vulnérable.

S’agissant du partenariat pour la mobilité, l’ambassadeur rappelle que le Maroc est le premier pays de la région du sud de la Méditerranée à avoir conclu un partenariat pour la mobilité avec l’UE, après ceux conclus dans le cadre du partenariat oriental et avec le Cap Vert.

D’ailleurs, il n’a pas manqué de rappeler la signature de la déclaration politique sur le partenariat pour la mobilité le 7 juin dernier. Cette déclaration s’articule autour de quatre piliers: le premier concerne l’immigration régulière et l’intégration (comprenant l’accord de facilitation d’octroi des visas pour les diplomates, les chercheurs, les étudiants et les hommes d’affaires), le deuxième axe concerne la prévention et la lutte contre l’immigration irrégulière, la traite des êtres humains et la gestion des frontières, y compris le tumultueux accord de réadmission, dont les négociations n’ont pas encore été entamées.

Le troisième pilier concerne la migration et le développement. L’objectif ici est de maximiser l’impact positif de la migration sur le développement au Maroc, comptant sur l’appui de la diaspora marocaine résidant en Europe et souhaitant investir au Maroc. Enfin, le quatrième pilier concernera la protection internationale, à travers notamment la mise en place d’un système national d’asile.

Au niveau de la politique régionale, l’UE compte sur la collaboration et le soutien militaire du Maroc dans les actions qui visent à rétablir la stabilité, notamment dans la région du Sahel.

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Amine Belghazi
Le 11 février 2014 à 15h00

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