Troubles sociaux : le Maroc parmi les pays à haut risque en 2014
Le centre d’intelligence économique du journal The Economist classe le Maroc parmi les pays à haut risque de troubles sociaux en 2014, au même titre que la Tunisie ou l’Algérie. Surprenant de la part d'un centre aussi crédible.
Un classement plutôt surprenant de la part d’un support médiatique aussi crédible, surtout qu’il ne précise pas nécessairement les critères de sélection pris en compte.
Le Maroc ne fait pas partie des pays à très haut risque social. Dans cette catégorie, on retrouve, sans surprise, l’Egypte, la Grèce et la Syrie, mais également la Libye, le Nigéria et le Liban. Aux côtés de ces pays qui ont traversé, depuis le début du printemps arabe et surtout en 2013, des émeutes voire des guerres civiles, le classement du site The Economist place également l’Argentine et Bahreïn, marqués également par des manifestations lourdement réprimées.
Le Maroc est un pays à haut risque de troubles sociaux, avec une note de 3/4. Avec 45 autres pays, dont les voisins maghrébins ainsi que de nombreux pays africains comme le Burkina Faso et le Cameroun, ou d’autres musulmans (Jordanie, Iran, Pakistan), le Maroc est donc perçu comme un pays à surveiller. Sans préciser de classement à l’intérieur des sous-catégories, ce classement regroupe également des pays européens. Ainsi, l’Espagne et le Portugal présentent les mêmes risques de troubles sociaux. C’est également le cas de la Chine, de la Turquie et du Brésil.
La Grande Bretagne, la France et Israël présentent quant à eux un risque moyen, tout comme la Corée du Sud, la Hollande ou le Qatar. Les Emirats Arabes Unis et le Sénégal figurent, eux, parmi les pays à risque bas de troubles sociaux. Sans surprise, ce sont la Suisse, les pays scandinaves et le Japon qui raflent les meilleures notes avec un risque très bas et donc, une grande stabilité sociopolitique.
Ce classement, basé sur un panel de 150 pays, se base sur les risques de troubles sociaux ou politiques qui constituent une menace sérieuse au gouvernement ou au pouvoir politique en place.
Pour autant, the Economist Intelligence Unit ne précise pas les critères pris en compte pour établir cette liste. En tout cas, l’analyse des perspectives sociopolitiques de l’année prochaine reste au cœur des préoccupations économiques internationales.
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