Les parents des deux Maroco-espagnols tués par la marine royale veulent des explications
L’un des parents des victimes s’interroge sur les circonstances de ce drame qui a frappé deux jeunes Maroco-espagnols résidents de Melilia alors qu’ils naviguaient au large des côtes de la ville.
Dans un entretien accordé à au quotidien El Pais, le père d’une des victimes indique : « Mon fils et son ami avaient un permis de pêche. Il n’y avait rien d’illégal dans ce qu’ils faisaient ».
Officiellement, « l’embarcation, qui a pris la fuite à l’approche d’une unité de la marine royale et refusé d’obtempérer malgré les injonctions répétées, a tenté une manœuvre de collision avec cette unité, (…) les éléments de la Marine Royale ont effectué un tir de sommation de 5 cartouches puis un tir au but qui a blessé mortellement les 2 occupants », selon un communiqué des autorités cité par la MAP.
Mais cette affaire n’est pas passée inaperçue à Melilia. Elle a suscité au contraire une vive émotion après de la population locale.
Le parti au pouvoir (Parti populaire) s’est montré solidaire avec les proches victimes. Son président, Juan José Imbrodan, avait proposé de recueillir des signatures pour demander au Maroc, à travers son ambassade à Madrid, d’ouvrir une enquête pour identifier les responsabilités, selon Elmundo qui cite à son tour Europa Press.
Après avoir demandé à l'Assemblée d’observer une minute de silence, quelques instants avant les funérailles, M. Imbroda a qualifié la mort des deux ressortissants « d’«assassinat brutal », rapporte El Pais.
Ce qui a suscité l’ire des jeunes de Melilia qui ont manifesté samedi après-midi, devant le poste de police espagnol à la frontière du Maroc. Ils étaient 500 à scander des slogans comme « le Maroc tue, l’Espagne reste silencieuse », ou « nous voulons que justice soit faite », rapportent les médias locaux.
Aujourd’hui le père d’une des victimes dit qu’il pourrait saisir la justice. «Cela ne va pas contre le Maroc », insiste-t-il. « Nous voulons que les personnes responsables soient jugées », explique-t-il à El Pais.
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