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Majorité et opposition débattent de la rentrée politique sur Médi1TV

L’émission Dossier en débat de Médi 1 TV a réuni pendant 60 minutes dimanche soir deux représentants de la majorité (PJD et PPS) et deux de l’opposition (PAM et PSU) pour débattre de la rentrée politique.

Majorité et opposition débattent de la rentrée politique sur Médi1TV
Jamal Amiar
Le 14 octobre 2013 à 8h01 | Modifié 14 octobre 2013 à 8h01

Economie et lois organiques

Du côté de la majorité, le ministre délégué au budget Idriss Azami Idrissi (PJD) a principalement énoncé les priorités d’action du nouveau gouvernement placées sous la bannière de «la poursuite de la construction d’une économie créatrice de richesses et d’emplois» en citant la poursuite de la réforme de la caisse de compensation et du système de retraite, la réforme fiscale et l’amélioration du cadre incitatif pour les PME, la mise en place de la préférence nationale et l’instauration d’allocations chômage d’ici la fin de la présente législature à l’automne 2016.

Sur le plan politique et institutionnel, le ministre PJD a rappelé que 6 lois organiques sur un total de 19 ont été adoptées, que 8 textes sont prêts et que 5 sont en préparation, invoquant notamment la nécessité de construire un consensus politique avant toute présentation au vote.

Pour leur part, les députés de l’opposition Aziz Benazzouz (PAM) et  Abdeslam Al Aziz (PSU) ont critiqué tour à tour l’absence de vision de l’actuel gouvernement tout en disant «attendre la présentation du programme gouvernemental» avant de se forger une opinion définitive.

Mais cela n’a pas empêché les représentants tant du Pam que du PSU de «prédire l’échec du gouvernement Benkirane II».

De son côté, Karim Taj du bureau politique du PPS (Majorité), interrogé sur la place de son parti dans la coalition gouvernementale a défendu «le sens de la responsabilité de ses amis politiques, visant à faire des sacrifices et à faire passer l’intérêt du pays avant celui du parti».

Azami: «Le pays progresse»

Pour Karim Taj, «malgré les reproches que l’on peut au gouvernement Benkirane II et notamment sa taille, 39 ministres au total contre 31 dans sa première version, il était urgent de sortir de la paralysie et de l’attentisme qui duraient depuis le mois de mai en raison des impacts politiques et économiques négatifs engendrés par cette situation ».

Idriss Azami Idrissi a de son côté justifié le nombre de portefeuilles par «la complexité des dossiers et des problèmes qui exigent des compétences» sans vouloir aborder  le volet plus strictement politique des tractations entre les 4 composantes de la majorité actuelle, le PJD, le RNI, le MP et le PPS.

L’importance du nombre de portefeuilles et la forte présence de ministres technocrates ont également été critiquées par le représentant du PSU et celui du PAM qui ont notamment condamné «les tractations opaques ayant conduit à la formation de ce gouvernement».

 Pour Aziz Benazzouz (PAM), «cette manière de faire marque un recul de la démocratie et du processus démocratique»,  s’interrogeant sur le fait de savoir si la présence de ministres technocrates indique l’absence de compétences au sein des partis ou l’absence de compétences au sein des forces politiques?»

Des sms ironiques

A noter que durant le direct, plusieurs sms envoyés par des téléspectateurs ont directement fait allusion à la taille du gouvernement Benkirane II en demandant parfois avec ironie si «le Maroc aurait bientôt un ministre pour chaque citoyen» tandis qu’un autre sms estimait «qu’en donnant un temps de parole de 20 minutes à chaque ministre et ministre délégué pendant le conseil de gouvernement ce dernier durerait … 8 heures».

«N’ayant de leçons de démocratie à recevoir de personne», le ministre délégué au budget a de son côté souligné que «notre pays continuera d’avancer» et mis en exergue le fait que «l’expérience politique marocaine est jugée comme étant unique par les capitales et les institutions internationales», affirmant que «notre pays, ainsi, progresse sur la voie de la démocratie».

Idriss Azami Idrissi a par ailleurs expliqué le départ du gouvernement du chef de la diplomatie Salaheddine Othmani (PJD)  par «l’esprit de sacrifice d’un patriote».

Selon des sources politiques généralement bien informées, «Abdelilh Benkirane occupé par la gestion de son gouvernement, Othmani devrait se tourner vers la gestion du parti dont il est un ancien secrétaire général». L

es prochaines élections législatives sont pour l’automne 2016 au plus tard, et avant cela, il y aura des élections communales et régionales.

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Jamal Amiar
Le 14 octobre 2013 à 8h01

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