Les universités marocaines fusionnent pour grossir
L’absence des universités marocaines de la liste des meilleures universités mondiales sera-t-elle bientôt de l’histoire ancienne ? C’est en tout cas ce qu’espère le ministère de l’Enseignement supérieur.
Ce département agit sur les critères sur la base desquels les classements sont établis. A la sortie, une série de mesures dont la fusion d’universités géographiquement proches. Ainsi les deux universités de la capitale fusionneront, celles d’Aïn Chok et de Mohammedia connaîtront le même sort.
Ces fusions s’accompagneront de «la création de pôles regroupant les écoles d’ingénieurs aux niveaux des régions et mettre fin aux petites structures qui affaiblissent plus qu’elles n’enrichissent », rapporte un communiqué du ministère de l’enseignement supérieur.
En janvier dernier déjà, le groupe parlementaire de l’Istiqlal avait soumis au parlement un projet de regroupement des écoles d’ingénieurs. Contacté par Médias 24, un responsable au sein du ministère nous a confié : «aujourd’hui, le chantier a commencé, et il y a beaucoup de travaux à réaliser notamment sur le plan juridique ».
En somme, l’objectif est d’améliorer le rang des universités marocaines dans le classement mondial, et ce à travers la création de pôles technologiques d’envergure, seuls garant d’une dynamique pouvant pérenniser la recherche scientifique. Le ministère tente à travers ces fusions de créer un effet de synergie entre les compétences, en mutualisant l’ensemble des savoirs et des savoir-faire. Ce regroupement universitaire permettra également de réaliser des économies, nous assure notre source.
A terme, et après regroupement et fusions, le ministère espère se doter d’universités de grande taille pouvant produire jusqu’à 500 brevets annuellement, dotées d’une cinquantaine de filières qui accueilleront quelque 150.000 étudiants.
Parallèlement, l’une des orientations stratégiques du ministère de l’enseignement supérieur est le développement de la recherche. Constatant qu’il y a peu d’enseignants chercheurs dans nos universités à l’heure actuelle, «le gouvernement a initié une politique d’encouragement de la recherche et des publications ainsi que le renforcement des capacités d’encadrement,» rapporte le communiqué.
Pour rappel, dans le domaine de la recherche scientifique, technique et technologique, le ministère de l’enseignement supérieur espère atteindre 5 objectifs majeurs : 1% du PIB, assurer 30% de capitaux privés pour le financement de la recherche, développer la participation des fonds internationaux dans le domaine de la recherche scientifique, publier 3.500 articles marocains par an dans les revues scientifiques de référence et enfin créer 20 entreprises, fruit de partenariats entre le secteur privé et les universités annuellement.
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