Politique: «C’est à Benkirane d’appeler»
Moncef Belkhayat, membre du bureau politique du Rassemblement national des indépendants, RNI, livre quelques déclarations à Médias 24, à l’issue de la réunion du bureau politique de son parti. Nous sommes allés glaner d’autres infos parmi les convives.
Les spéculations vont bon train. Salaheddine Mézouar, Rachid Talbi Alami, Amina Benkhadra, Anis Birou, Mohamed Aujjar, Moncef Belkayat,… à chacun est attribué un portefeuille. On fait et défait le gouvernement au rythme des déclarations des uns et des rumeurs véhiculées par les autres.
Mais concrètement, qu’en est-il des négociations et consultations ? Aucune voix ne s’élève pour confirmer ces hypothèses. En revanche de l’avis unanime des observateurs, il est évident que le RNI occupe désormais une situation confortable.
Malgré les quelques casseroles ou présentées comme telles, le parti de la colombe revient au devant de la scène politique et ce, par la grande porte. Allez, on a vite fait d’oublier et de pallier au plus urgent : reconstituer une majorité gouvernementale.
C’est donc dans une ambiance conviviale et chaleureuse, autour d’un ftour, que le bureau politique du RNI s’est réuni lundi soir. Les festivités se sont tenues dans la demeure de My Abdelaziz Alaoui Hafidi, un Rniste de la première heure. Il y a accueilli les dignitaires du parti.
«La réunion s’est déroulée dans une ambiance extrêmement sereine et détendue. Les discussions ont porté sur les derniers développements de la scène nationale mais également régionale, et ce d’une manière particulièrement détaillée», confie à Médias 24, l’un des invités à cette walima rnsite. Aisément imaginable, la réunion s’est éternisée pour ne prendre fin que vers 2 heures du matin. L’histoire ne dit pas si un s’hour a également a été au menu…
Toujours de même source, nous apprenons que le point culminant des débats a porté sur le communiqué émanant du PJD, diffusé le samedi 13 juillet dernier. Dans lequel Abdelillah Benkirane, le secrétaire général du parti de la lampe a fait endosser la responsabilité de la dissolution de la majorité gouvernementale, à «l’actuel secrétaire général de l’Istiqlal», pour ne pas le nommer Hamid Chabat.
Direction vers une source autorisée au sein du parti de la colombe pour plus d’explications : «La crise actuelle est liée à la mauvaise gestion de la majorité et elle a été provoquée par cette même majorité. Le RNI y est totalement étranger. Il a toujours été un parti indépendant. Il reste historiquement un élément facilitateur entre les différentes formations partisanes», nous précise Moncef Belkhayat, membre du bureau exécutif du RNI.
Quant à une participation au gouvernement dirigé par Abdelillah Benkirane, c’est sans hésitation qu’il déclare : «nous attendons une demande formelle des partis encore présents dans la majorité gouvernementale, pour éventuellement commencer les consultations. Et rien d’autre!» Que doit-on entendre par formelle? Un appel via un communiqué, une déclaration sur les ondes?… «Non, un simple coup de téléphone fera l’affaire », nous répond un vieux routard de la politique.
Retour vers M. Belkhayat qui nous fournit davantage de précisions : «jusqu’à présent, nous n’avons pas encore décidé de notre participation, nous n’avons pas été contactés. D’ailleurs, tous les noms de ministrables avancés sont sans fondement». En cet après-midi ensoleillé de ce mardi 16 juillet, le téléphone n’a toujours pas sonné. Au retentissement de la sonnerie, le coup d’envoi des consultations sera «éventuellement» donné et c’est Salaheddine Mézouar, le secrétaire général du parti, qui sera l’unique maître de cérémonie.
En gros, le RNI est d’accord pour discuter, voire pour reprendre du service, après négociations.
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