Commerce : selon Pascal Lamy, le Maroc consolide son avance en Afrique
Le Maroc a su mettre à profit son savoir-faire et ses avantages comparatifs à l'échelle africaine pour consolider son avance en matière de commerce des services, a souligné, mardi à Genève, le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy.
Lors d'un entretien avec le ministre de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, Abdelkader Amara, le patron de l'OMC a estimé que le royaume «a jusqu'ici plutôt bien joué par rapport à ses partenariats noués en Afrique».
«C'est une avance qu'il va falloir maintenir dans la période à venir», a affirmé M. Lamy qui a qualifié d' «exemple réussi» les stratégies mises en œuvre pour la diversification sectorielle et le renforcement des capacités productives.
Au cours de cette entrevue, tenue en marge du quatrième Examen de l'aide pour le commerce en présence de l'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, Omar Hilale, l'accent a été mis sur les étapes franchies dans les négociations commerciales avant la conférence de Bali, en décembre prochain.
Les tendances commerciales et les échanges interafricains dans une donne marquée par la crise économique mondiale et les pulsions protectrices ont été au cœur des discussions des deux parties.
«Dans ses relations commerciales avec les pays d'Afrique, le Maroc prône un modèle de partenariat gagnant-gagnant à fort contenu sectoriel», a indiqué M. Amara qui a fait valoir l'attractivité dont jouit le royaume pour les investissements directs à l'étranger (IDE) avec près de 2,9 milliards de dollars en 2012.
Il a toutefois relevé qu'«une meilleure participation aux chaînes de valeur passe d'abord par l'intégration régionale»
A cet égard, M. Lamy a souligné l'importance de l'intégration économique régionale en tant que priorité absolue pour les pays d'Afrique s'ils veulent s'imposer en tant qu'acteur commercial et force de négociation.
Les deux parties ont en outre discuté de la convergence des standards en matière de commerce, un des défis pour les pays en développement et les pays les moins avancés.
Sur ce dossier, le patron de l'OMC a estimé qu'il est opportun pour les pays en développement d'œuvrer ensemble pour des standards universellement reconnus et pour que l'organisation puisse avoir un mandat de surveillance de la convergence.
Le ministre de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies a eu également des entretiens avec le secrétaire général de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, Supachai Panitchpakdi.
Les discussions ont porté sur les questions en lien avec la facilitation des échanges commerciaux et les moyens de développer les domaines de coopération entre le Maroc et la CNUCED.
Lundi, M. Amara a pris part à un déjeuner-débat avec ses homologues africains afin de coordonner les positions à propos des négociations commerciales menées sous l'égide de l'OMC, dans la perspective de la conférence ministérielle de Bali.
(Avec MAP)
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