Les architectes vont saisir le tribunal administratif
Architectes et élèves architectes, en grève, tirent à boulets rouges sur le ministère de l’Habitat, à l’origine de l’amendement de l’article 4 portant sur les écoles privées d’architecture.
Les architectes montent au créneau : Elèves, enseignants et professionnels accordent leurs violons pour dénoncer l’adoption en plénière, mardi 4 juin, de l’article 4 de la loi concernant les écoles privées d’architecture. «Nous nous sommes réunis il y a une dizaine de jours avec des représentants du ministère de l’Habitat. Ils sont venus nous voir le deuxième jour de la grève. Nous avons par la suite eu une entrevue avec Nabil Benabdallah qui nous a clairement dit qu’il comprenait parfaitement nos revendications, mais sans pour autant réagir sur le terrain», lance une étudiante de l’Ecole nationale d’architecture, membre du comité d’organisation de la grève. Les enseignants de l’ENA ont pris position dans cette affaire en faveur de leurs élèves. En tout cas, ils essayent de trouver un arrangement qui leur permettrait de passer leurs examens lors de la session d’octobre. «C’est la seule issue pour ne pas passer une année blanche», ajoute la même source. Pour l’instant, rien n’est encore décidé. Une conférence de presse sera tenue demain mardi 11 juin pour donner les dernières informations à ce sujet.
Le tribunal administratif serait saisi
Du côté des architectes, les réunions se multiplient. Le conseil de l’ordre a lancé des consultations juridiques pour déterminer si le ministère de l’Habitat pouvait résoudre le problème des écoles privées sans passer par la loi organisant la profession d’architectes. «Le gouvernement devait revoir la loi 00-01 relative à l’enseignement supérieur afin de trouver une solution aux lauréats de l’école d’architecture de Casablanca. Le fait de réformer la loi sur la profession d’architecture n’est pas justifié», commente de prime abord une source autorisée au conseil de l’ordre. Une rencontre entre les différents présidents des conseils régionaux est programmée courant cet après-midi. Elle statuera sur l’opportunité de porter l’affaire devant le tribunal administratif. Une piste soutenue par une majorité au sein de l’ordre, nous confie-t-on. «Nous continuerons à sensibiliser toutes les parties prenantes sur le danger du nouvel amendement. Mais la justice a assurément son mot à dire», souligne la même source.
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