La crise pousse de nombreux Européens à renoncer aux vacances d'été
Jamais depuis 2000 les Européens n'avaient été si peu à prévoir des vacances d'été: ils sont seulement 54% cette année, selon le baromètre Ipsos-Europ Assistance, publié jeudi 30 mai 2013.
En cause, la crise qui pèse désormais durablement et modifie les comportements. Avec 54%, le compteur affiche 4 points de moins qu'en 2012 et le taux le plus bas depuis 2000 pour les intentions de départs entre juin et septembre des Européens étudiés (Français, Allemands, Britanniques, Italiens, Espagnols, Belges et Autrichiens). La chute est même de 12 points par rapport à 2011, d'après ce baromètre, réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 4.048 Européens. «La crise pèse de façon durable. Il y a une corrélation évidente entre son intensité et le recul des intentions de départ en vacances, et le poste des vacances n'est plus un sanctuaire des loisirs, même chez les Français», résume pour l'AFP le directeur général d'Europ Assistance, Martin Vial. Selon lui, «le baromètre montre un vrai décrochage par rapport à la fin des années 2000», quand au moins six Européens sur dix exprimaient l'intention de partir l'été. Les pays du sud de l'Europe, où il y a le plus de chômage, sont les plus concernés. Ainsi, moins d'un Espagnol sur deux (42%) compte partir en vacances cet été, un plancher historique, contre 51% en 2012 et 65% en 2011, soit 23 points de moins en deux ans. «Plus spectaculaire encore», souligne M. Vial, les intentions de vacances des Italiens affichent 10 points de recul en un an et 25 points en deux ans, seuls 53% comptant partir cet été, contre 78% en 2011. La baisse est également forte en Belgique (59%, -10 points) et en France (62%, -8 points), qui étaient relativement épargnés jusque-là.
Arbitrages et sacrifices
Parmi les sept pays étudiés, les Français restent néanmoins les plus enclins à partir, reflet de leur relation particulière avec les vacances, relève l'institut Ipsos. Les intentions de départs des Allemands et des Autrichiens sont assez stables, à 52% et 57%, et seules celles des Britanniques progressent (56%) après avoir reculé de dix points en 2012. Ipsos relève que «pour la première fois dans le baromètre, les intentions de départ uniques, c'est-à-dire la proportion des Européens qui partiront une seule fois en vacances d'été, fléchit. Signe que le problème n'est plus seulement de raccourcir ses séjours ou de réduire ses dépenses mais bien de renoncer à partir pour une partie croissante de la population européenne».
Côté budget, 47% des Européens interrogés et 58% des vacanciers déclarés disent vouloir faire des économies sur les vacances, Espagnols en tête, mais étant donné les variations, le portefeuille moyen des vacanciers se maintient autour de 2.100 euros (Royaume-Uni exclu). «Beaucoup de gens vont rester dans des vacances de proximité, près de leurs familles, en choisissant des séjours peu onéreux ou plus courts», dit M. Vial. De fait, selon Ipsos, « les Européens ont désormais intégré que la crise économique (...) nécessite des arbitrages renouvelés, des sacrifices et de nouveaux comportements». Côté priorités, le climat reste le premier facteur de choix, plus que le budget. Avec là aussi avec des particularités nationales: le climat est clairement le critère prioritaire des Belges et des Français, le budget celui des Espagnols, le risque d'attentat celui des Allemands et Autrichiens. En termes de destinations, 64% des vacanciers européens comptent se rendre à la mer (+2 pts), et l'Europe reste privilégiée, attirant 81% des vacanciers.
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