Voici tout ce qu'il faut savoir sur les nouveaux bus de Casablanca
Le coup d’envoi de la mise en exploitation de la nouvelle flotte de bus a été donné ce vendredi 12 février. 450 véhicules seront mis en circulation à partir du 15 février. Les bus provisoires, actuellement en circulation à Casablanca, seront retirés à la même date.
La Wilaya de la région Casablanca-Settat a organisé, ce vendredi, une présentation des nouveaux bus de la métropole. Une cérémonie qui a connu la participation de toutes les parties concernées par ce dossier.
Un investissement global de 1,4 MMDH
"Cette nouvelle flotte est composée de 700 bus, dans son intégralité", nous rappelle Nabil Belabed, directeur général de la SDL Casa Transport. "Elle a mobilisé un investissement global de 1,4 milliard de DH, financé essentiellement par l’Etat, à travers le Fonds d’accompagnement des réformes de transport routier urbain et interurbain (FART), la commune de Casablanca, la région de Casablanca-Settat, l’Etablissement de coopération intercommunale (ECI) Al Baida et Alsa Al Baida", délégataire du transport urbain dans la métropole.
"Le démarrage effectif du service se fera le 15 février prochain, à travers 450 nouveaux bus, qui vont desservir l’intégralité du périmètre de l'ECI, avec une extension des lignes existantes par 10 nouvelles lignes. Celles-ci vont desservir essentiellement les provinces de Nouaceur, Mediouna et la préfecture de Mohammedia, avec un focus sur les quartiers des zones bénéficiant des opérations de recasement de l’habitat insalubre ou de l’habitat menaçant ruine."
Les communes concernées par ces nouvelles lignes sont les suivantes : Les communes de Sidi Moussa Ben Ali, Sidi Moussa Ben Mahjoub, Chellalate, Ben yakhlef (préfecture de Mohammedia), Sidi Hajjaj, Tit Mellil, Mejjatia Ouled Taleb (province de Mediouna), ville Ennasr/ Ouled Saleh, Khyayta/Ouled Azzouz, Zaouia et zone industrielle de Nouaceur (province de Nouaceur) ainsi que les quartiers Salama 1 et 2 et la zone industrielle de Sidi Bernoussi à la ville de Casablanca.
Actuellement, 47 lignes existent dans la métropole. Ce chiffre passera à 57 à partir du 15 février, avec l’ajout des 10 nouvelles lignes interurbaines. Il s'agit de la première étape dans le cadre de l’élargissement du réseau bus. Une seconde étape suivra, avec la mise en service du reste des véhicules (250), vers la fin de l'année.
Ci-dessous les origines et destinations des nouvelles lignes :

L’image ci-dessous montre la totalité des lignes qui seront desservies à partir de mi-février. Celles en bleu représentent le réseau existant. Les lignes de couleurs différentes sont les nouvelles.

Les bus provisoires retirés à partir du 15 février
D'après M. Belabed, à partir du 15 février, "le service sera exclusivement assuré par des bus neufs", c'est-à-dire que les bus provisoires rouges, actuellement en circulation seront retirés.
Rappelons que ces véhicules, au nombre de 400, ont été importés par Alsa Al Baida de différents pays d’Europe, afin d'assurer la période transitoire de son contrat, entré en vigueur le 1er novembre 2019.
Ces engins ont été déployés au début du mois d'avril 2020.
"Les bus les plus modernes au Maroc"
Albetro Perez, PDG du groupe Alsa nous rappelle pour sa part que "500 de ces nouveaux bus ont été produits par la marque Mercedes, et 200 par les marques Scania et Irizar. Il s'agit d'un nouveau départ du transport urbain à Casablanca".
"Avec la mise à niveau de ce service, le bus deviendra un élément essentiel pour dynamiser l'activité économique et sociale", assure-t-il, promettant plus de disponibilité et de fréquences, pour mettre fin au calvaire des Casablancais, qui dure depuis plusieurs années déjà.
Toujours d'après M. Perez, "ce sont les bus les plus modernes qui existent aujourd’hui au Maroc. Ils intègrent les dernières technologies en matière de sécurité et de conforté. Ils disposent de caméras, de GPS et de climatisation, et sont très accessibles, avec un plancher bas et des rampes pour les personnes à mobilité réduite".
En effet, ces bus sont équipés d'air conditionné, de chauffage, de CCTV (système de surveillance) avec 4 caméras, une caméra d’aide à la conduite (porte et marches arrières), de 2 extincteurs, d’une cabine conducteur anti-agression, d’une sécurité de fermeture de porte avec sensibilité anti-piégeage et de sécurité d’ouverture des portes une fois le véhicule en marche. Ils disposent aussi du système génuflexion pour rapprocher la plate-forme de bus du trottoir, d’un système de gestion des freins EBSS, immobilisation de sécurité du véhicule lorsque les portes sont ouvertes. Ils comportent des vitres sécurité teintées, des rampes d’accès aux personnes à mobilité réduite, un wifi client gratuit, 3 panneaux pour les informations de ligne (latéraux avant et arrière LEB alphanumérique programmable) et SAE (système d’aide à l’exploitation) qui permettra notamment à Alsa de localiser les bus.

Tous les types de bus sont aux normes Euro VI qui respectent l’environnement. Les bus produits par Scania et Irizar sont de 12 m de long, avec une capacité de 78 personnes debout, 29 assises, et 4 personnes à mobilité réduite.

Mercedes Benz a, elle, produit deux types de bus, ceux d'une longueur de 12 m, avec les mêmes caractéristiques que ceux de Scania-Irizar, et ceux d'une longueur 18 m, avec une capacité de 139 personnes debout, 32 assises et 4 personnes à mobilité réduite.
Quid des prix?
D’après l’ECI, les prix resteront inchangés à l’intérieur de la ville de Casablanca. "Le prix au niveau du réseau urbain restera à 5 DH. Ces lignes représentent d’ailleurs 75% du réseau de bus de la ville".
"Pour les lignes inter-urbaines, sur environ 30 Km, le prix du ticket sera de 6 DH. Quant aux lignes au-delà de 30 km, leurs tickets seront à 8 DH. Celles-ci ne représentent que 8% environ du réseau total".
Alsa, l'ECI et la ville de Casablanca, visent, dans le futur, la complémentarité avec les moyens de transport en site propre, à savoir le tramway, dont les lignes T3 et T4 sont en cours d'aménagement, et le BHSN, avec les lignes L5 et L6, dont les travaux ont démarré en décembre dernier.

Lire aussi : Assemblage de bus au Maroc : un taux d’intégration locale de 42%
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