Affaire de la bijouterie de Sbata. Une escroquerie présumée aux contours encore flous
Alors que le dossier lié à une bijouterie à Casablanca continue d’alimenter les interrogations, les premiers éléments recueillis par Médias24 montrent une situation encore loin d’être totalement éclaircie. Quatre victimes ont été formellement identifiées à ce stade, pour un préjudice estimé à environ 140.000 DH, mais d’autres pourraient encore se manifester.
Une affaire présumée d’escroquerie secoue le marché de l’or à Casablanca. Dans le quartier de Sbata, quatre victimes confirmées réclament à ce stade leur argent, pour un préjudice estimé à environ 140.000 DH.
Les éléments recueillis par Médias24 auprès d’une source proche du dossier laissent penser que l’ampleur réelle de l’affaire pourrait être plus importante.
Une affaire aux contours encore incomplets
Contactée par Médias24, une source sûre indique qu’il ne s’agit pas d’un réseau, mais d’un seul individu, qui n’exerçait pas le métier de bijoutier à proprement parler et s’était contenté de reprendre un commerce familial.
"L’homme mis en cause n’était pas un bijoutier de métier. Il a simplement repris un commerce familial. À ce stade, quatre victimes ont été identifiées, avec des justificatifs à l’appui. Mais, très probablement, ce nombre devrait augmenter dans les prochains jours", explique notre source.
Selon notre source, d’autres clients se sont déjà manifestés, mais leurs reçus ne constituent pas encore des preuves solides, puisqu’ils ne portent ni signature ni cachet.
"Certaines personnes se sont déjà manifestées, mais sans disposer de reçus en bonne et due forme. Les documents remis ne portent ni cachet, ni référence claire au magasin. Pour ces victimes, une expertise graphologique ou écrite pourrait constituer une piste pour établir que ces documents ont bien été rédigés par la même personne", souligne-t-il.
Pour notre interlocuteur, d’autres victimes pourraient encore se manifester.
"Il y a probablement d’autres personnes concernées, au Maroc comme à l’étranger (MRE), qui n’ont pas encore mesuré l’ampleur de la situation. Dès qu’elles apprendront les détails de l’affaire, elles viendront à leur tour réclamer leur argent. Tant que chacun n’aura pas vérifié ses achats, ses reçus et l’authenticité de ce qui lui a été vendu, l’ampleur réelle de l’affaire risque de rester sous-estimée", souligne-t-il.
Par ailleurs, un remboursement des victimes pourrait être envisagé une fois l’individu arrêté, que ce soit de sa part ou de celle de sa famille.
"À l’heure actuelle, le préjudice documenté pour les quatre personnes déjà identifiées s'élève à environ 140.000 DH. Ce montant reste provisoire, puisqu’il pourrait grimper à mesure que d’autres victimes sortent du silence", souligne-t-il.
Quant à une éventuelle intervention de la Fédération marocaine des bijoutiers pour rembourser les victimes, notre source précise que cela ne relève pas de sa mission.
"La fédération ne peut pas se substituer aux auteurs des faits ni indemniser directement les victimes. Sa vocation est d’accompagner, d’orienter et d’encadrer, pas de financer des remboursements qu’elle n’a ni la mission ni les moyens d’assumer", indique-t-il.
Pour notre source, cette affaire pourrait avoir des effets durables sur le marché.
"Cette affaire risque de laisser des traces sur l’ensemble du marché. Les clients vont devenir beaucoup plus prudents et chercheront davantage à traiter avec des opérateurs anciens, connus et solidement établis. Le problème, c’est que cet épisode survient dans un marché déjà peu structuré et fragilisé par plusieurs faiblesses. Une affaire de ce type peut donc avoir un effet de défiance bien au-delà des seules victimes directes", conclut-il.
à lire aussi
Article : Le Honduras décide de suspendre sa reconnaissance de la “rasd”
Le Honduras a annoncé la suspension de sa reconnaissance de la pseudo “rasd”, une décision officielle notifiée à Rabat et aux Nations Unies.
Article : Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc
Entre le blocus d'Ormuz qui paralyse la production indienne, les restrictions chinoises à l'export et la crise agricole américaine, le marché mondial des engrais phosphatés traverse une période de turbulences sans précédent. Dans ce contexte, l'Inde, plus exposée que jamais à la désorganisation des flux, consolide sa dépendance au Maroc.
Article : Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay
Prévu pour l’été 2026 aux portes d’Agadir, l’établissement comptera 250 chambres avec vue sur l’océan, plusieurs espaces de restauration et 600 m² dédiés aux réunions et événements.
Article : La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain
Cinq directeurs généraux nommés par le Roi, des indicateurs présentés comme probants dans une région pilote, mais des syndicats qui contestent et des décrets toujours manquants. La réorganisation du système de santé public marocain autour de groupements sanitaires territoriaux s'accélère. Le plus dur reste à faire.
Article : Casablanca : le Mégarama dément tout projet de démolition sur le front de mer
Le Mégarama de Casablanca ne fait l’objet d’aucun projet de destruction, a indiqué à Médias24 une source autorisée au sein de l’établissement, réagissant à des informations relayées en ligne sur une possible démolition de plusieurs installations du littoral.
Article : SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente
Partenaire officiel du SIAM, Maroc Telecom présente ses dernières innovations Agritech fondées sur l’IoT, l’intelligence artificielle et la 5G, afin d’accompagner la transformation digitale du secteur agricole.