Les écoles rattrapées par le Coronavirus : Déjà deux contaminations depuis la rentrée

Un enseignant à Descartes et un membre du personnel d'une école publique à Agadir. La preuve s’il fallait que le virus peut tout à fait circuler à l’intérieur des établissements scolaires. Et que l’enseignement à distance est pour l’instant préférable au présentiel, notamment dans les zones où la circulation du virus est particulièrement active.

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Les écoles rattrapées par le Coronavirus : Déjà deux contaminations depuis la rentrée

Le 11 septembre 2020 à 16:43

Modifié le 11 septembre 2020 à 19:57

Le virus ne s’arrête pas aux portes des établissements scolaires. Jeudi 10 septembre, le lycée Descartes à Rabat a diffusé auprès de son personnel une note dans laquelle il informe de la contamination d’un enseignant, testé positif au Covid-19. Contacté par Médias24, le lycée nous a confirmé cette information.

''Cet enseignant sera placé au minimum 14 jours en quarantaine et assurera ses cours en distanciel à ses élèves'', indique dans son communiqué le lycée Descartes. Ce dernier précise avoir établi une liste des élèves ayant eu cours avec cet enseignant entre mardi et mercredi derniers et informé leurs parents de la situation.

L’établissement indique également que ''la réalisation de tests et l’isolement pour les personnels et les élèves ayant eu contact avec cet enseignant ne seraient éventuellement pas nécessaires''. Interrogé sur ce point, le lycée Descartes nous a répondu ne pas être en mesure de s’exprimer davantage.

Un cas positif dans une école publique à Agadir

Quid des cas de contamination supposés d’enseignants et de directeurs d’établissements publics qui circulent sur les réseaux sociaux, notamment dans un lycée à Ben M'sik à Casablanca et à Mediouna? Contactée par Médias24, une source bien informée indique que depuis le 7 septembre, jour de la rentrée scolaire, un seul cas de contamination a été détecté, vendredi 11 septembre dans l'après-midi, parmi le personnel d'une école publique à Agadir. "L'école a été fermée et tout le personnel et l'ensemble des élèves seront testés", ajoute notre source. Ailleurs, aucun cas déclaré positif au Covid-19 n’a été en contact avec les élèves, qu’il s’agisse du corps professoral, des équipes pédagogiques ou administratives, et ce sur l’ensemble du territoire marocain, assure-t-on

Autrement dit, hormis le cas d'Agadir et jusqu’à présent, aucun cas déclaré positif n’a été recensé à l’intérieur même des écoles, collèges et lycées.

''Des enseignants et directeurs d’établissements ont été testés positifs au coronavirus, mais c’était avant la rentrée scolaire, c’est-à-dire avant qu’ils rejoignent leurs classes et entrent en contact avec les élèves'', précise-t-on.

Plus l’âge augmente, plus les risques de contamination sont importants

La contamination de deux personnes adultes à Rabat et Agadir en milieu scolaire est la preuve, s’il fallait, que le virus circule, ou en tout cas peut circuler, au sein des établissements scolaires, et que l’enseignement à distance semble pour l’heure préférable à l’enseignement en présentiel dans les zones où il est particulièrement actif.

C’est ce qu’a exprimé hier auprès de Médias24 le Dr Kamal Marhoum El Filali, chef de service des maladies infectieuses au CHU Ibn Rochd de Casablanca. Alors que les pédiatres et pédopsychiatres ont plaidé en faveur de l’enseignement en présentiel, fin août dans un courrier adressé au ministère de l’Education nationale, le Dr Kamal Marhoum El Filali a estimé que la situation sanitaire actuelle ne le permet pas, en l’occurrence à Casablanca.

''Actuellement à Casablanca, le virus circule énormément; nous ne pouvons pas ne pas tenir compte de ce facteur. La réouverture des écoles risquerait au contraire de favoriser davantage la circulation du virus et, in fine, la fermeture de certains établissements. Or sans traitement efficace à 100% et sans vaccin, la seule possibilité qu’il nous reste pour réduire, si ce n’est vaincre la diffusion du virus, c’est d’empêcher que les gens le transportent d’une personne à une autre, d’un lieu à l’autre'', a déclaré ce professeur de médecine.

D’autant que, comme il l’a rappelé, les établissements scolaires n’accueillent pas que des enfants en bas âge, comme c’est le cas du lycée Descartes: "Il y a aussi les collégiens, les lycéens… Plus on grandit, plus la charge virale se rapproche de celle des adultes. C’est le retour à la maison qui peut poser problème. Certains jeunes peuvent transmettre le virus à leurs parents ou grands-parents, de surcroît en période de circulation importante. La diffusion du virus est très rapide ; elle fait l’effet d’une tâche d’huile", a-t-il encore prévenu.

Les écoles rattrapées par le Coronavirus : Déjà deux contaminations depuis la rentrée

Le 11 septembre 2020 à16:42

Modifié le 11 septembre 2020 à 19:57

Un enseignant à Descartes et un membre du personnel d'une école publique à Agadir. La preuve s’il fallait que le virus peut tout à fait circuler à l’intérieur des établissements scolaires. Et que l’enseignement à distance est pour l’instant préférable au présentiel, notamment dans les zones où la circulation du virus est particulièrement active.

Le virus ne s’arrête pas aux portes des établissements scolaires. Jeudi 10 septembre, le lycée Descartes à Rabat a diffusé auprès de son personnel une note dans laquelle il informe de la contamination d’un enseignant, testé positif au Covid-19. Contacté par Médias24, le lycée nous a confirmé cette information.

''Cet enseignant sera placé au minimum 14 jours en quarantaine et assurera ses cours en distanciel à ses élèves'', indique dans son communiqué le lycée Descartes. Ce dernier précise avoir établi une liste des élèves ayant eu cours avec cet enseignant entre mardi et mercredi derniers et informé leurs parents de la situation.

L’établissement indique également que ''la réalisation de tests et l’isolement pour les personnels et les élèves ayant eu contact avec cet enseignant ne seraient éventuellement pas nécessaires''. Interrogé sur ce point, le lycée Descartes nous a répondu ne pas être en mesure de s’exprimer davantage.

Un cas positif dans une école publique à Agadir

Quid des cas de contamination supposés d’enseignants et de directeurs d’établissements publics qui circulent sur les réseaux sociaux, notamment dans un lycée à Ben M'sik à Casablanca et à Mediouna? Contactée par Médias24, une source bien informée indique que depuis le 7 septembre, jour de la rentrée scolaire, un seul cas de contamination a été détecté, vendredi 11 septembre dans l'après-midi, parmi le personnel d'une école publique à Agadir. "L'école a été fermée et tout le personnel et l'ensemble des élèves seront testés", ajoute notre source. Ailleurs, aucun cas déclaré positif au Covid-19 n’a été en contact avec les élèves, qu’il s’agisse du corps professoral, des équipes pédagogiques ou administratives, et ce sur l’ensemble du territoire marocain, assure-t-on

Autrement dit, hormis le cas d'Agadir et jusqu’à présent, aucun cas déclaré positif n’a été recensé à l’intérieur même des écoles, collèges et lycées.

''Des enseignants et directeurs d’établissements ont été testés positifs au coronavirus, mais c’était avant la rentrée scolaire, c’est-à-dire avant qu’ils rejoignent leurs classes et entrent en contact avec les élèves'', précise-t-on.

Plus l’âge augmente, plus les risques de contamination sont importants

La contamination de deux personnes adultes à Rabat et Agadir en milieu scolaire est la preuve, s’il fallait, que le virus circule, ou en tout cas peut circuler, au sein des établissements scolaires, et que l’enseignement à distance semble pour l’heure préférable à l’enseignement en présentiel dans les zones où il est particulièrement actif.

C’est ce qu’a exprimé hier auprès de Médias24 le Dr Kamal Marhoum El Filali, chef de service des maladies infectieuses au CHU Ibn Rochd de Casablanca. Alors que les pédiatres et pédopsychiatres ont plaidé en faveur de l’enseignement en présentiel, fin août dans un courrier adressé au ministère de l’Education nationale, le Dr Kamal Marhoum El Filali a estimé que la situation sanitaire actuelle ne le permet pas, en l’occurrence à Casablanca.

''Actuellement à Casablanca, le virus circule énormément; nous ne pouvons pas ne pas tenir compte de ce facteur. La réouverture des écoles risquerait au contraire de favoriser davantage la circulation du virus et, in fine, la fermeture de certains établissements. Or sans traitement efficace à 100% et sans vaccin, la seule possibilité qu’il nous reste pour réduire, si ce n’est vaincre la diffusion du virus, c’est d’empêcher que les gens le transportent d’une personne à une autre, d’un lieu à l’autre'', a déclaré ce professeur de médecine.

D’autant que, comme il l’a rappelé, les établissements scolaires n’accueillent pas que des enfants en bas âge, comme c’est le cas du lycée Descartes: "Il y a aussi les collégiens, les lycéens… Plus on grandit, plus la charge virale se rapproche de celle des adultes. C’est le retour à la maison qui peut poser problème. Certains jeunes peuvent transmettre le virus à leurs parents ou grands-parents, de surcroît en période de circulation importante. La diffusion du virus est très rapide ; elle fait l’effet d’une tâche d’huile", a-t-il encore prévenu.

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