La planète n’a pas besoin de nous, c’est nous qui avons besoin d’elle
Le président marocain de la COP22 analyse les progrès et surtout les retards dans la lutte contre le réchauffement climatique. Et exprime son soutien à la présidence polonaise de la COP24 qui commence le 2 décembre.
Les changements climatiques et leurs impacts sont une réalité quotidienne pour des millions de personnes à travers le monde. Le Secrétaire Général des Nations Unies indiquait clairement dans une intervention sur les Changements climatiques en septembre que le monde changeait sous nos yeux. Ce constat est le résultat d’un consensus clair de la communauté scientifique internationale.
Le récent rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat rappelle, une nouvelle fois, le large éventail de ces impacts présents et futurs. Ce rapport est sans ambages : il est toujours possible d’agir pour atteindre un objectif de limiter la hausse de la température à 1.5 degré comparativement aux niveaux préindustriels, mais les scénarios identifiés nécessitent des transitions rapides et profondes au sein de nos systèmes d’énergie, des villes, des sols, des infrastructures et des industries.
En effet, un rapport d’ONU Environnement communiqué le 27 Novembre 2018 nous informe que pour atteindre un objectif de 2 degrés, le niveau d’ambition global doit être multiplié par 3 et pour atteindre celui d’1.5 degré, ce niveau doit être multiplié par 5.

Augmenter le niveau d’ambition est d’autant plus nécessaire que la réalité des impacts des changements climatiques est tragique et injuste au vu de leur répartition inégale.
En effet, ce sont les pays du Sud global, pays qui ont le moins contribué à l’émergence de ce problème planétaire, qui subissent et qui continueront de subir de plein fouet les impacts les plus sérieux des changements climatiques. En outre, et cela est le cas universellement, ce sont systématiquement les communautés les plus vulnérables au sein de chaque pays qui sont en première ligne des impacts négatifs des changements climatiques.
Nous avons l’impératif moral et économique de rejeter tout ce qui pourrait mettre en péril un développement durable inclusif visant à éradiquer la pauvreté et réduire les inégalités.
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