Wall Street: léger accès de faiblesse après les courriels de Trump Jr
Wall Street accusait légèrement le coup à la mi-séance mardi après la publication de courriels du fils du président américain Donald Trump Jr. concernant son rendez-vous avec une avocate russe: le Dow Jones perdait 0,19% et le Nasdaq 0,01%.
Vers 16H00 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 39,70 points à 21.368,82 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,46 point à 6.175,93 points.
L'indice élargi S&P 500 perdait 5,76 points, soit 0,24%, à 2.421,67 points.
"Il y a des gros titres sur M. Trump Jr., indiquant qu'il lui avait été dit dans un courriel que la Russie voulait aider la campagne de Trump", a mis en avant Karl Haeling de LBBW pour expliquer le soudain passage dans le rouge d'indices jusque là proches de l'équilibre. Ils ont ensuite effacé une partie de leurs pertes.
Le fils aîné de Donald Trump a publié sur Twitter quatre pages de messages électroniques préparant un rendez-vous en juin 2016 avec une avocate russe offrant des informations compromettantes sur Hillary Clinton et fournies par le gouvernement russe.
Donald Trump Jr. a immédiatement exprimé son intérêt. "Si c'est ce que vous dites, j'adore (l'idée), surtout plus tard cet été", a-t-il répondu à l'intermédiaire qui offrait d'organiser une rencontre avec l'avocate, Natalia Veselnitskaya.
Des soupçons de tentatives d'ingérence russe pèsent sur la campagne électorale de 2016 qui a conduit Donald Trump à la Maison Blanche.
Plus largement, le marché est en "consolidation et c'est une dynamique qui a été marquée par une rotation des secteurs plus que par une rotation hors du marché des actions dans son ensemble", a commenté Patrick O'Hare de Briefing dans une note.
M. O'Hare jugeait la bonne tenue des indices particulièrement remarquable après la hausse des rendements obligataires de la semaine précédente au moment ou plusieurs banques centrales semblent se diriger vers un resserrement monétaire.
Mardi, le marché obligataire stagnait. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans, qui évolue à l'inverse du prix des obligations, s'affichait à 2,373%, comme lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,926% contre 2,927% précédemment.
A ce sujet, les investisseurs chercheront dans l'audition de la patronne de la Fed devant la chambre des Représentants mercredi, puis devant un groupe équivalent au Sénat jeudi, des indices sur un possible troisième relèvement des taux cette année aux Etats-Unis et sur le calendrier de la réduction de l'immense portefeuille d'actifs accumulé par la banque centrale américaine au plus fort de la crise financière.
Avant cela, ils prêteront attention mardi à une intervention de Lael Brainard, gouverneure de la Fed connue pour ses positions très accommodantes.
- Snap baisse encore -
Pour le reste, le calendrier des indicateurs américains était dégarni, en attendant vendredi des chiffres importants sur l'inflation et les ventes de détail en juin.
"Le début du flot de résultats, avec les banques cette semaine, et l'attitude de la Fed, va déterminer la fourchette d'évolution des cours pour le reste de l'été", a avancé Peter Cardillo de First Standard Financial dans une note.
Parmi les valeurs, Snap chutait encore de 6,21% à 15,94 dollars après une dégradation de sa note par la banque Morgan Stanley qui a également abaissé son objectif de cours à 16 dollars. La veille, l'action de Snap, la maison mère de la populaire messagerie mobile Snapchat, entrée en Bourse début mars, avait clôturé pour la première fois en dessous de son cours d'introduction de 17 dollars.
La société spécialisée dans la livraison à domicile de repas en kit Blue Apron perdait 6,39% à 7,62 dollars, évoluant elle aussi en dessous du cours de 10,00 dollars auquel elle a été introduite fin juin.
Au sein du Dow Jones, le géant américain de boissons non-alcoolisées et de snacks PepsiCo a annoncé des résultats meilleurs que prévu au deuxième trimestre, grâce à la cession d'une participation dans un embouteilleur britannique, et relevé son objectif financier annuel. Son titre cédait toutefois 0,45% à 113,76 dollars.
NasdaqNyse