Wall Street hésite à l'ouverture, dans une journée à l'actualité économique chargée
Wall Street évoluait en ordre dispersé jeudi matin, après une ouverture en hausse, digérant une série de décisions de banques centrales et des indicateurs et résultats américains: le Dow Jones prenait 0,06% mais le Nasdaq cédait 0,33%.
Vers 15h20 GMT, le Dow Jones Industrial Average avançait de 10,29 points à 17.437,38 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, perdait 15,34 points à 4.623,98 points.
L'indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs professionnels, était lui presque stable, reculant de 0,05%, soit 0,99 point, à 2.010,28 points.
La Bourse new-yorkaise avait fini en baisse mercredi, de mauvais chiffres aux Etats-Unis venant accentuer les craintes générales sur la croissance mondiale: le Dow Jones avait perdu 1,06%, 17.427,09 points, et le Nasdaq 0,48%, à 4.639,32 points.
Les indices new-yorkais peinaient à regagner du terrain après une série de quatre séances de repli, en dépit "du rebond des cours du pétrole qui apaisait un peu l'anxiété des investisseurs", ont relevé les experts de Charles Schwab.
Les cours du brut à New York, comme à Londres, se sont appréciés de plus de 2 dollars mercredi après avoir touché des planchers inédits depuis presque six ans la veille, et poursuivaient sur leur lancée jeudi.
Les "initiatives de banques centrales dans le monde attirent l'attention" de la cote américaine, ont aussi noté les analystes de la banque Wells Fargo, citant notamment la "décision surprise de la Banque nationale suisse (BNS) d'abolir jeudi le cours plancher de sa monnaie face à l'euro".
En Inde, la banque centrale (RBI) vient quant à elle d'abaisser son principal taux directeur d'un quart de point, une annonce là aussi inattendue destinée à relancer une croissance encore fragile sur fond de ralentissement bienvenu de l'inflation.
Aux Etats-Unis, les opérateurs prenaient acte de l'augmentation imprévue des inscriptions hebdomadaires au chômage, au-dessus de la barre des 300.000, d'un recul plus important que prévu des commandes industrielles en novembre, mais d'un repli moins fort qu'escompté des prix à la production en décembre. L'activité manufacturière de la région de Philadelphie a par ailleurs chuté en janvier, de manière plus prononcée que prévu.
- Les banques déçoivent -
Côté entreprises, des résultats de banques (Bank of America et Citigroup) jugés peu encourageants, pesaient sur l'humeur.
Les deux banques, qui perdaient respectivement 2,43% à 15,65 dollars et 2,12% à 48,00 dollars, ont vu fondre leurs bénéfices davantage que prévu en 2014, plombés par de lourdes charges juridiques et un ralentissement des activités de courtage.
BlackRock, le premier gestionnaire d'actifs dans le monde, reculait de 0,71% à 343,28, après avoir fait état de bénéfices légèrement supérieurs aux attentes en 2014 mais d'un chiffre d'affaires un peu décevant.
L'action BlackBerry, qui avait bondi de 30% mercredi sur des rumeurs d'une offre d'acquisition par Samsung, fabricant sud-coréen de smartphones, replongeait de 15,48% à 10,65 dollars après un démenti des deux groupes.
Le distributeur américain Target, dont la filiale canadienne a été placée sous la protection de la loi sur les faillites et va fermer 133 magasins -- où plus de 17.000 personnes étaient employées -- gagnait 2,88% à 76,47 dollars.
La chaîne de restauration rapide de cuisine mexicaine Chipotle reculait de 1,25% à 700,88 dollars, les investisseurs s'inquiétant de l'impact d'une pénurie de viande de porc dans ses magasins après la suspension d'un partenariat avec l'un de ses fournisseurs.
Le marché obligataire, en forte progression la veille, continuait de grimper. Le rendement des bons à dix ans reculait à 1,809% contre 1,848% mercredi soir, évoluant à des niveaux proches de ses plus bas depuis mai 2013. Le rendement des bons du Trésor à 30 ans, qui avait chuté mercredi jusqu'à 2,393%, un niveau jamais atteint auparavant, s'affichait à 2,436%, contre 2,464% mercredi soir.
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