Wall Street, fragilisée par des données moroses, ouvre en baisse
Wall Street a débuté la séance en baisse lundi, minée par des statistiques chinoises, européennes et américaines peu encourageantes et par un week-end de soldes sans éclat aux Etats-Unis: le Dow Jones perdait 0,39% et le Nasdaq 0,80%.
Vers 15H15 GMT, le Dow Jones Industrial Average reculait de 69,55 points, à 17.758,69 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 38,27 points, à 4.753,37 points.
L'indice élargi S&P 500 baissait de 0,59% ou 12,12 points à 2.055,44 points.
La Bourse de New York avait terminé près de l'équilibre vendredi une séance écourtée à l'occasion de Thanksgiving, le marché soupesant l'impact de la chute des prix de l'or noir sur les secteurs de la distribution, du transport ou de l'énergie: le Dow Jones Industrial Average avait grignoté 0,49 point, à 17.828,24 points, décrochant in extremis un nouveau record, et le Nasdaq avait pris 0,09% ou 4,31 points, à 4.791,63 points.
Lundi, la place financière new-yorkaise "se retrouve sous pression pour commencer le dernier mois de l'année avec des données décevantes en provenance de la zone euro et de Chine qui pèsent particulièrement sur les secteurs des matières premières", ont commenté les analystes de Charles Schwab.
En Chine, deuxième consommateur mondial d'or noir, l'activité manufacturière a ralenti en novembre à son plus faible rythme de croissance depuis huit mois.
Dans la zone euro, le secteur manufacturier a lui continué à stagner sur la même période, affaibli par les contractions enregistrées dans les trois principales économies de la région, Allemagne, France et Italie.
Aux Etats-Unis, l'industrie manufacturière a aussi légèrement ralenti en novembre, dépassant toutefois les prévisions des analystes qui tablaient sur un recul plus marqué.
"L'état d'esprit des investisseurs est aussi fragilisé par l'abaissement de la note du Japon par (l'agence de notation) Moody's", ont souligné les spécialistes de Charles Schwab.
- Pas de ruée sur les promos -
L'enthousiasme des courtiers américains était un peu plus émoussé par un début de saison des achats de fin d'année morose: selon la Fédération américaine des détaillants, les dépenses des consommateurs ont reculé de 11% durant le week-end du "Black Friday".
Wal-Mart, le leader mondial de la distribution, lâchait ainsi 1,36% à 86,35 dollars.
PepsiCo cédait de son côté 0,35% à 99,75 dollars. Le groupe a procédé à des remaniements au sein de sa direction, avec la promotion du président de l'Europe, Enderson Guimaraes, comme responsable de toutes les activités opérationnelles du groupe (boissons, snacks...).
Le géant des semi-conducteurs Intel, qui a annoncé l'acquisition de l'entreprise canadienne de sécurité informatique PasswordBox, montait de 0,05% à 37,27 dollars.
Selon des informations de presse, les micro-processeurs de la société remplaceraient ceux du groupe Texas Instruments (-0,29% à 54,26 dollars) dans la prochaine version des Google Glass.
IBM, qui a fait part d'un contrat de "plusieurs milliards de dollars" sur dix ans avec la banque néerlandaise ABN Amro, perdait 0,05% à 162,10 dollars.
Berkshire Hathaway s’appréciait de 0,27% à 149,10 dollars. La holding de l'homme d'affaires Warren Buffett a acquis pour 750 millions de dollars d'actifs du groupe de services pétroliers suisse Weatherford.
Amazon reculait de 1,38% à 333,96 dollars. Le groupe assure avoir triplé les ventes de ses tablettes Kindle Fire et quadruplé celles de ses liseuses Kindle à l'occasion de "Black Friday". Le groupe n'a toutefois jamais divulgué aucun chiffre sur les volumes de ventes de ses produits.
Le géant de l'informatique Apple perdait pour sa part 3,12% à 115,22 dollars, pesant ainsi fortement sur le Nasdaq dont il est le composant le plus important.
Le marché obligataire évoluait en hausse. Signe d'un intérêt accru, le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,173% contre 2,194% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,902% contre 2,910%.
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