Wall Street fait une pause, attentive à la Grèce et à la Fed
Wall Street se tassait lundi à la mi-séance, toujours proche de niveaux historiques, le marché attendant des développements sur la Grèce et la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) américaine: le Dow Jones cédait 0,17% et le Nasdaq 0,02%.
Vers 16H45 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 31,51 points à 18.108,93 points, après avoir franchi vendredi un record de clôture à 18.140,44 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, perdait 0,77 point à 4.955,20 points.
L'indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, abandonnait 0,10%, soit 2,02 points, à 2.108,28 points, après avoir lui aussi fini la semaine dernière à un niveau historique.
"On souffle un peu aujourd'hui, et l'activité est réduite", a résumé Dan Greenhaus, de BTIG. "La saison des résultats d'entreprise est terminée, les choses semblent s'être stabilisées pour le moment en Grèce, et on attend une intervention de Janet Yellen", présidente de la Fed.
Les acteurs du marché comptent sur Mme Yellen, qui sera entendue mardi par les élus américains au Sénat puis à la Chambre des représentants mercredi, pour donner des indices sur le calendrier que suivra la banque centrale pour relever ses taux, actuellement proches de zéro.
Si "ce que dira Mme Yellen peut faire bouger des montagnes", la situation grecque est toujours en mesure de "faire bouger des collines", a jugé Patrick O' Hare, de Briefing.com.
De premiers jets d'une liste de réformes grecques, attendue avant la fin de la journée, circulent lundi entre Bruxelles et Athènes, le gouvernement grec espérant valider le laborieux compromis de vendredi sur l'extension du financement du pays.
"Tout ce dont le marché a pris connaissance vendredi se résume à un sursis pour la Grèce", a noté Patrick O'Hare. "Elle n'a pas été acquittée, car on ne sait pas quelles réformes elle va proposer, et si elles seront acceptées par ses créanciers, en premier lieu l'Allemagne."
Dans cette ambiance attentiste, les investisseurs ne semblaient pas affectés par un recul plus fort que prévu des reventes de logements en janvier aux Etats-Unis, où le marché immobilier est pourtant très surveillé. On attend désormais pour mercredi les chiffres sur les logements neufs.
- Valeant bondit -
Le Nasdaq était soutenu par le groupe informatique Apple, qui va investir 1,7 milliard d'euros pour deux centres de données en Irlande et au Danemark; il gagnait 1,83% à 131,87 dollars.
Au sein du même indice, le canadien Valeant Pharmaceuticals International bondissait de 13,00% à 195,78 dollars, après avoir fait part de son retour dans les rachats de taille avec l'acquisition de l'américain Salix Pharmaceuticals, spécialisé dans les traitements gastro-intestinaux (-1,18% à 155,98 dollars).
Egalement dans la santé, la biotech Gilead Sciences avançait de 1,93% à 104,59 dollars, après l'annonce de la distribution en Inde de deux de ses traitements contre l'hépatite C, par le fabricant de génériques Mylan, qui perdait lui 0,11% à 57,81 dollars.
Polypore, spécialiste des membranes de microfiltration, prenait 12,62% à 59,63 dollars, en vue de son rachat par le groupe de fournitures de bureau et industrielles 3M (+0,14% à 168,35 dollars) et le japonais Asahi Kasei.
New Residential, spécialiste de l'immobilier résidentiel, gagnait 7,03% à 14,01 dollars, après l'annonce de l'acquisition pour 1,3 milliard de dollars du groupe de gestion des prêts hypothécaires Home Loan Servicing Solutions (HLSS), qui s'envolait de 9,31% à 18,32 dollars.
Le groupe de métallurgie Globe Specialty Metals, qui compte fusionner avec l'espagnol FerroAtlantica, prenait 7,29% à 16,49 dollars.
Le marché obligataire était en hausse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,082% contre 2,118% vendredi soir, alors que celui à 30 ans reculait à 2,685%, contre 2,719% précédemment.
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