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Technip, qui n'attend pas d'embellie à court terme, va amplifier ses économies

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Le 25 février 2016 à 7h57

Le groupe parapétrolier Technip, qui a vu son bénéfice net fondre l'an dernier, du fait de charges liées à son plan de restructuration, a relevé jeudi son objectif d'économies, sans prévoir de suppressions de postes supplémentaires.

Le bénéfice net, part du groupe, est ressorti à 45,1 millions d'euros en 2015, presque divisé par dix par rapport à 2014 où il atteignait 436,6 millions, selon un communiqué publié jeudi.

Cette chute est liée surtout à des charges exceptionnelles, chiffrées à 635 millions pour l'exercice écoulé, et relatives au lancement en juillet dernier d'un plan de restructuration, prévoyant la suppression de 6.000 postes dans le monde.

Le chiffre d'affaires, pour sa part, a augmenté de 2,6% en données publiées à 10,34 milliards, et de 13,8% à 12,21 milliards sur une base ajustée.

La performance opérationnelle est en progression, conformément aux objectifs du groupe, qui avaient été relevés cet automne, signe de la "forte résilience du groupe", comme l'a souligné son PDG, Thierry Pilenko, lors d'une conférence téléphonique.

Le résultat opérationnel courant (ROC) ajusté et hors éléments exceptionnels, mesure préférée du groupe pour évaluer ses performances, a gagné 19,7% à 987 millions d'euros.

Dans la division "subsea" (activités sous-marines), le chiffre d'affaires ajusté a progressé de 20,4% à 5,88 milliards, pour un ROC ajusté en hausse de 34% à 851 millions. Le groupe visait une activité supérieure à 5,5 milliards et un résultat d'environ 840 millions.

Pour l'autre division, "onshore/offshore", qui regroupe les activités liées aux installations pétrolières et gazières, terrestres et maritimes, le chiffre d'affaires ajusté a affiché une hausse de 8,4% à 6,33 milliards, alors qu'il était attendu à plus de 6 milliards. Le ROC ajusté s'est élevé à 218 millions, alors qu'il était anticipé à entre 210 et 230 millions.

- Dividende inchangé -

Comme ses compatriotes CGG, Bourbon ou Vallourec, le groupe subit de plein fouet la pression des compagnies pétrolières et gazières, leurs principaux clients, obligées de tailler dans leurs dépenses face à l'effondrement des cours du brut, qui ont dégringolé de plus de 70% depuis l'été 2014.

Le carnet de commandes a ainsi reculé à 17 milliards fin 2015, contre 20,9 milliards fin 2014, avec un repli de 13% des prises de commandes au dernier trimestre, à 2,8 milliards.

En termes de perspectives, le groupe ne s'attend pas à une embellie de ses marchés dans les 12 à 18 prochains mois, et prévoit que les investissements des compagnies dans de nouveaux projets resteront "bien inférieurs" au niveau de 2014, même si l'aval (activités liées au raffinage et à la pétrochimie) résiste mieux que l'amont (exploration et production d'hydrocarbures).

Il table ainsi sur un repli de son chiffre ajusté dans le "subsea", qui devrait ressortir entre 4,7 et 5 milliards, avec un ROC ajusté de 640 à 680 millions, et une activité comprise entre 5,7 et 6 milliards dans l'onshore/offshore, avec un résultat allant de 240 à 280 millions.

Le groupe a par ailleurs relevé l'objectif d'économies prévu par son plan de restructuration, le portant à 1 milliard d'euros en 2017 contre 830 millions initialement.

Ce plan "avance bien" et "commence à porter ses fruits, on a déjà 270 millions d'euros économisés en 2015", a assuré le directeur financier Julian Waldron, précisant que des sources d'économies supplémentaires avaient été identifiées, notamment dans les charges immobilières et les achats.

"Le plan annoncé en juillet l'année dernière reste inchangé, c'est juste qu'il est plus productif que prévu", a-t-il expliqué, et en matière de réduction des effectifs, "on reste sur le même chiffre", a assuré M. Pilenko.

En outre, signe de sa "résilience", Technip a proposé de maintenir son dividende annuel à deux euros par action, en prévoyant toutefois un paiement facultatif en actions, comme l'an dernier.

Enfin, le groupe, qui avait tenté en vain fin 2014 de racheter CGG, a indiqué qu'il recherchait en ce moment des partenariats ou alliances technologiques, voire de "petites acquisitions", selon M. Pilenko, pour répondre aux attentes de ses marchés.

"Il n'y a pas de discussions en cours avec d'autres acteurs du secteur (en vue d'un rapprochement stratégique, NDLR), mais nous continuons de chercher des pistes à travers des alliances et des accords technologiques pour réduire les coûts des projets de nos clients", a expliqué le PDG.

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Le 25 février 2016 à 7h57

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