New Delhi: Coup d'envoi de l'
Le coup d'envoi de l'événement ''Le Maroc-pays partenaire'' a été donné, dimanche soir, dans le cadre de la 8è édition du Jagran Film Festival (JFF) organisé du 1er au 5 juillet à New Delhi.
Dans une allocution de circonstance, l'ambassadeur du Maroc à New Delhi, Mohamed Malki, a indiqué que cette manifestation remarquable s'inscrit dans le cadre des activités de célébration par le Maroc et l'Inde du 60è anniversaire de l'établissement de leurs relations diplomatiques.
L'événement sera ponctué par la projection de plus de 10 films marocains pendant 100 jours dans 16 villes indiennes, a précisé M. Malki.
A l'occasion, le diplomate marocain a présenté un exposé sur l'histoire de l'industrie cinématographique au Maroc, qui a débuté avec le tournage par les frères Lumière de plusieurs courts métrages dans le Royaume en 1896, puis le tournage du premier long métrage intitulé ''Maktoub'' (Destin), réalisé par Jean Pinchon et Daniel Quintin en 1919, suivi de dizaines de films réalisés et produits par des cinéastes et producteurs étrangers.
Tout en revenant sur l'expérience pionnière du réalisateur marocain autodidacte Mohamed Osfour avec le film ''Al Ibn al âaq'' (Le fils maudit) en 1958, ou encore celle de Mohamed Abderrahmane Tazi qui signe ''Al hayat Kifah'' (La vie est une lutte) en 1968, l'ambassadeur a estimé que le vrai point de départ du cinéma marocain a été opéré avec ''Wechma'' (Traces), réalisé en 1970 par Hamid Bennani.
Par la suite, le Maroc, a-t-il ajouté, a connu l'émergence d'une nouvelle génération de réalisateurs tels Souheil Ben Barka, Jilali Ferhati, Ahmed El Maanouni, Mohamed Reggab et Hassan Moufti, entre autres, notant que la production cinématographique marocaine a connu une évolution significative pendant la période 1988-2003 (94 films), tout en précisant que 240 longs métrages ont été produits de 2004 à nos jours.
Ensuite, une vidéo promotionnelle a été diffusée, mettant en valeur les atouts naturels, touristiques et économiques dont le Maroc est doté, donnant un aperçu des monuments historiques qui mettent en relief la richesse du capital civilisationnel, culturel et immatériel du Royaume.
Il a été procédé, également, à la projection du film intitulé ''Les Chevaux de Dieu'' du réalisateur marocain Nabil Ayouch, qui, à partir du traitement de la situation socio-économique détériorée de 4 jeunes issus du quartier de Sidi Moumen dans la banlieue de Casablanca, essaye d'analyser le terreau dans lequel naît la pensée extrémiste ayant conduit aux attentats du 16 mai 2003.
''Les Chevaux de Dieu'' a remporté le prix spécial du jury lors de la 27è édition du festival international du film francophone de Namur (Belgique), le prestigieux prix François Challais au 65è festival de Cannes (France), le Grand Prix de la 57è Semaine internationale du cinéma de Valladolid (Espagne) ainsi que le prix du meilleur réalisateur dans la catégorie long-métrages lors de la quatrième édition du festival du Film de Doha (Qatar).
Parmi les autres films marocains qui seront projetés lors du festival, figurent ''Adieu Carmen'', ''Androman de sang et de charbon'', ''Dallas'', ''Pegase'', ''Hob Fi Al madina'' (Amour dans la ville), '''Sotto voce'', ''Itar El Layl'' (The Narrow Frame of Midnight), ''Malak'' (Ange), ''L'écharpe rouge'', ''Mort à vendre'' et "The End".
Les films marocains et les autres films participant au JFF seront projetés, après la clôture du festival à New Delhi, dans plusieurs villes indiennes telles Kanpur, Lucknow, Allahâbâd, Varanasi, Patna, Ranchi, Jamshedpur, Bhopal, Indore, Hisar, Meerut, Raipur et Mumbaï.
Jagran Film Festival, qui est organisé par l'entreprise médiatique indienne Jagran Prakashan, a pour objectifs de développer une culture du cinéma et permettre au public indien d'assister à la projection de nouveaux films indiens et étrangers.
(MAP)