Législatives 2026 : le RNI ressort la promesse d’un chômage sous les 9% et détaille son offre sociale
À quelques semaines du scrutin de septembre, le parti qui dirige la coalition gouvernementale a présenté à Marrakech le troisième volet de son programme, consacré à “l’intégration économique”. Au menu, insertion des jeunes, protection des saisonniers, indemnisation des chômeurs et encadrement des contrats courts. Autant de sujets sensibles à l’heure du bilan.
Après avoir abordé le pouvoir d'achat et les services publics lors de ses escales à Fès et Oujda, le Rassemblement national des indépendants (RNI) intensifie sa campagne à quelques semaines du scrutin législatif du 23 septembre 2026.
Le 30 juin à Marrakech, le parti qui dirige la coalition gouvernementale actuelle a présenté le troisième volet de son programme politique intitulé “Réaliser l'intégration économique”, en abattant cette fois ses cartes sur le terrain de l’emploi et de l’insertion économique.
L’ambition d’un taux de chômage sous les 9%
Le premier axe de cette feuille de route vise à ramener le taux de chômage national à moins de 9% d’ici 2030, un engagement déjà formulé en 2021, alors que le taux actuel atteint 12,8%. Pour soutenir cette dynamique, le parti propose de mobiliser une enveloppe budgétaire de 15 MMDH sur la période 2026-2031, tout en ciblant un taux d’investissement global de 33% du PIB.
Les prévisions présentées reposent sur la création de postes dans des secteurs dits stratégiques, notamment l’industrie (300.000 emplois visés), le numérique (240.000), l’agriculture (150.000) et le tourisme (100.000).
Le parti table également sur les retombées de l’organisation de la Coupe du monde 2030, estimées à 100.000 emplois par an, ainsi que sur l'impact de grands chantiers d'infrastructures, à l’image des ports de Nador West Med et de Dakhla Atlantique, ou encore des stations de dessalement d'eau.
Une refonte des indemnités pour perte d'emploi
Le programme suggère également une révision en profondeur des dispositifs d'aide sociale aux demandeurs d'emploi. Le RNI propose de remplacer l'actuel régime d’indemnité pour perte d'emploi par une nouvelle “allocation de retour au travail” structurée en trois niveaux.
Parmi les mesures clés, la durée maximale d’indemnisation serait doublée pour atteindre 12 mois, contre 6 actuellement. Le montant proposé s'élèverait à 70% du salaire de référence déclaré, avec un plafond rehaussé à quatre fois le SMIG, afin de limiter la baisse de revenus des cadres moyens. Enfin, les conditions d'accès seraient assouplies, le seuil de cotisation requis passant de 780 à 520 jours sur une période de trois ans.
Sécuriser les saisonniers et encadrer les contrats courts
Face à la sensibilité des secteurs de l'agriculture, du tourisme, du BTP et de la pêche, le projet prévoit la création d’une “carte professionnelle du travailleur saisonnier”. Ce dispositif individuel et mobile fonctionnerait selon un mécanisme de points cumulables, afin de garantir aux travailleurs intermittents un accès continu à la couverture médicale obligatoire (AMO), à la retraite, aux allocations familiales ainsi qu'à l'indemnité saisonnière de retour à l'emploi.
En parallèle, le parti se prononce pour un durcissement des règles relatives aux contrats à durée déterminée (CDD). Le recours à ces contrats serait strictement limité aux cas de remplacement temporaire ou de hausse exceptionnelle d’activité, pour une durée maximale de six mois, renouvelable une seule fois. Le programme prévoit une requalification automatique en contrat à durée indéterminée (CDI) en cas de non-respect de ces critères ou d'abus manifestes.
Un fonds d’appui financier garanti par l’État
Pour encourager l'auto-entrepreneuriat et l'intégration des populations dites vulnérables ou issues du secteur informel, le parti propose d'instaurer un fonds de micro-crédits productifs gratuits. Garanti par l’État, ce mécanisme dispenserait les porteurs de projets de fournir une caution personnelle.
Ces financements à taux zéro s'accompagneraient d'un dispositif d'encadrement allant de la formulation de l'idée d'entreprise au suivi post-création. Ce dispositif s’adresse également aux jeunes NEET, ni en emploi, ni en études, ni en formation, à travers des parcours d’orientation et des formations de courte durée destinés à faciliter leur insertion sur le marché du travail.
Dans son programme électoral, le RNI promet des mesures pour l’eau, l’énergie, l’école et la santé
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