Aïd al-Adha : les mesures validées par le Conseil de la concurrence ne comprennent pas de plafonnement des prix
Le Conseil de la concurrence a approuvé l’adoption par le gouvernement de mesures temporaires visant à organiser les marchés dédiés à la vente des moutons de sacrifice pour Aïd al-Adha, jusqu’au 3 juin 2026. Dans son avis émis le 21 mai 2026, aucune mention relative au plafonnement des prix de vente des sacrifices au kilogramme n’a été faite. Cette mesure ne figure pas dans le dispositif annoncé.
Saisi par le chef du gouvernement en date du 19 mai 2026 afin de rendre un avis en urgence, le Conseil de la concurrence a examiné le dispositif relatif à l’encadrement des marchés du bétail destiné au sacrifice de l’Aïd.
Dans son avis émis le 21 mai 2026, consulté par Médias24, le Conseil estime que le dispositif soumis vise à assurer une meilleure organisation des marchés, à garantir la transparence des transactions et à prévenir toute pratique susceptible de fausser la concurrence ou de déséquilibrer le fonctionnement normal du marché.
Le Conseil souligne que ces mesures s’inscrivent dans une logique de régulation temporaire destinée à garantir un fonctionnement fluide, transparent et équilibré du marché durant la période de l’Aïd.
Les mesures prévues portent, rappelons-le, sur l’encadrement strict des lieux de vente, avec la limitation de la commercialisation des moutons aux marchés officiellement autorisés, à l’exception des ventes directes, y compris au niveau des exploitations agricoles, conformément aux règles en vigueur.
Le dispositif impose également aux vendeurs une déclaration préalable auprès des autorités locales, précisant leur identité, le nombre de têtes mises en vente et leur origine, avant tout accès aux marchés.
Il interdit par ailleurs l’achat d’animaux de sacrifice à l’intérieur des marchés en vue de leur revente. Sont également proscrites toute manipulation ou influence artificielle sur les prix, notamment les pratiques de surenchère organisée ainsi que les ententes explicites ou tacites visant à faire augmenter les prix. Ces mesures restent valables jusqu'au 3 juin 2026.
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