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Sahara marocain. La carte des investissements étrangers

Portée par une diplomatie marocaine pragmatique et offensive, la reconnaissance américaine a marqué un tournant dans le dossier du Sahara marocain. Elle a contribué à élargir les soutiens internationaux au Maroc et à changer progressivement la perception du territoire. Ce basculement a ouvert la voie à de nouveaux projets d’investissement dans les provinces du Sud.

Sahara marocain. Le tournant diplomatique devient économique.
Sahara marocain. Le tournant diplomatique devient économique.
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Le 14 mai 2026 à 19h15 | Modifié 14 mai 2026 à 19h15

 L’essentiel :

  • Depuis la reconnaissance américaine de décembre 2020, la perception économique du Sahara marocain a évolué.
  • Plusieurs projets majeurs portés par des investisseurs étrangers sont désormais associés aux provinces du Sud.
  • Les missions de prospection, ainsi que l’intérêt croissant d’acteurs étrangers, montrent un élargissement du regard économique porté sur la région.
  • L’investissement public marocain reste le socle de cette transformation. Les infrastructures, notamment le port Dakhla Atlantique, renforcent le positionnement du Sahara.
  • Médias24 recense les principaux investissements étrangers annoncés ou envisagés dans les provinces du Sud.

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Les détails :

La reconnaissance américaine de décembre 2020 a contribué à changer la perception du Sahara marocain auprès des investisseurs. Cette évolution se lit aussi dans la dynamique récente des investissements.

Depuis 2021, plusieurs financements, projets industriels et annonces d’investissement ont été associés aux provinces du Sud.

Médias24 a recensé, par pays émetteur ou partenaire, les principales annonces d’investissement liées à la région.

Les investissements étrangers associés au Sahara

La liste ci-dessous n’est pas exhaustive. De même, les investissements et projets d’investissement qui y sont cités ne sont pas tous déjà réalisés.

Voici donc la liste des investissements et projets recensés :

Sahara marocain. La carte des investissements étrangers

L’Agence française de développement (AFD) prévoit d’investir 150 millions d’euros dans les provinces du Sud. Cette enveloppe vise à accompagner la dynamique de développement local.

UK Export Finance, l’agence britannique de crédit à l’export, ouvre une capacité de 5 milliards de livres pour accompagner de nouvelles affaires au Maroc. Le communiqué conjoint Maroc-Royaume-Uni précise que les projets situés au Sahara marocain peuvent être examinés par l’UKEF.

Concernant l’Offre Maroc pour l'hydrogène vert, le montant annoncé atteint 319 MMDH pour six projets dans les trois régions du Sud. Les projets concernent l’ammoniac vert, les carburants industriels et l’acier vert. Les consortiums comprennent ORNX, avec Ortus aux États-Unis, Acciona en Espagne et Nordex en Allemagne, ainsi que TAQA-Moeve, Nareva, ACWA Power, UEG et China Three Gorges.

Le projet Janassim, porté par MGH Energy, acteur français des carburants renouvelables, est annoncé à environ 50 MMDH à Dakhla-Oued Eddahab. Il vise près de 500.000 tonnes par an de carburants renouvelables, notamment de l'e-méthanol et de l'e-jet.

Le projet Chbika est porté par TE H2, coentreprise française entre TotalEnergies et Eren, avec deux partenaires danois, Copenhagen Infrastructure Partners et A.P. Møller Capital. Le montant de l’investissement n’est pas encore communiqué. Le projet prévoit 1 GW de capacités solaires et éoliennes terrestres dans la région de Guelmim-Oued Noun, afin de produire de l’hydrogène vert puis 200.000 tonnes d’ammoniac vert par an à destination du marché européen.

AMEA Power, groupe émirati, intervient dans un projet eau-énergie autour du dessalement d’Agadir et de l’éolien à Laâyoune. Le montant annoncé dépasse 250 millions d’euros pour l’extension de l’usine de dessalement et la centrale éolienne associée. La composante directement liée aux provinces du Sud vient du parc éolien de plus de 150 MW à Laâyoune, qui doit alimenter l’extension de l’usine d’Agadir.

Le partenariat entre TAQA Morocco, Nareva, ONEE et le Fonds Mohammed VI représente environ 130 MMDH à l’horizon 2030. Les acteurs sont marocains, avec une composante émiratie à travers TAQA. Le programme couvre plusieurs infrastructures stratégiques dans l’eau et l’énergie.

Azura, groupe franco-marocain actif dans l’agro-industrie, prévoit d’injecter 200 MDH supplémentaires avant fin 2025, en plus d’un cumul d’investissements déjà supérieur à 1,5 MMDH dans la région.

Par ailleurs, des entreprises hongroises ont exprimé leur intérêt pour Dakhla-Oued Eddahab, notamment dans le tourisme, l’agriculture, la pêche et les énergies renouvelables. Des entreprises polonaises ont aussi prospecté Laâyoune et Dakhla, tandis que le groupe LUG a ouvert une succursale à Laâyoune.

À ce stade, ces initiatives relèvent davantage de la prospection économique que d’investissements confirmés, mais elles corroborent le constat : les provinces du Sud sont désormais perçues comme un territoire d’opportunités économiques par un nombre croissant d’acteurs étrangers.

Cette évolution s’explique aussi par l’effort d’investissement public engagé par le Maroc. Les infrastructures construites dans les provinces du Sud ont changé la perception du territoire.

Le port Dakhla Atlantique en est l’exemple le plus stratégique. Son entrée en service prochaine doit renforcer la position de Dakhla, et plus largement du Sahara marocain, comme plateforme logistique et industrielle.

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Le 14 mai 2026 à 19h15

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