Déchets : feu vert à une première tranche de 68 MDH pour le futur centre d'enfouissement de Médiouna
Prévu sur un terrain de 260 hectares à Médiouna, le futur complexe doit traiter jusqu’à 4.000 tonnes d’ordures ménagères par jour et produire, à terme, une électricité couvrant 30 % des besoins de l’éclairage public de la métropole.
Le point saillant de la session du jeudi 7 mai 2026 concerne la validation budgétaire indispensable au lancement du futur Centre d’enfouissement et de valorisation (CEV) des déchets ménagers. Le Conseil a en effet officiellement entériné la programmation d’une enveloppe de 68 millions de DH, correspondant à une première tranche de la contribution financière de la Région Casablanca-Settat. Ce versement s’inscrit dans le cadre d’une convention-cadre plus large, dans laquelle la Région s’est engagée à hauteur de 250 millions de DH pour soutenir l’amorçage de ce complexe industriel d’envergure.
Ce financement vient appuyer un investissement global estimé à 14 milliards de DH pour la construction d’une usine de valorisation énergétique de nouvelle génération sur un terrain de 260 hectares situé à Médiouna, dans la commune de Mejjatia Ouled Taleb.
Cette installation d’envergure traitera environ 4.000 tonnes de déchets ménagers par jour. L’objectif technologique est ambitieux, puisque la transformation des déchets par incinération permettra de produire une électricité capable de couvrir 30 % des besoins de l’éclairage public de la ville et 20 % de la consommation ménagère.
Le projet sera réalisé par étapes. D’après le planning prévu, une première phase opérationnelle est programmée dès 2027, mais avec le maintien de l’enfouissement dans un premier temps, assorti d’un tri préalable. Seuls les déchets non recyclables seront ainsi enfouis, selon nos sources.
Cela signifie, en théorie, qu’entre 2027 et 2028, la valorisation des déchets sera progressivement mise en œuvre, tout en maintenant un enfouissement contrôlé, différent des pratiques actuelles.
L’unité d’incinération constitue la composante la plus lourde du projet. Elle ne sera pleinement opérationnelle qu’en 2029, tout comme la production d’énergie.
D’ici-là, la décharge contrôlée actuelle continuera d’être exploitée. Des sources proches du dossier ont assuré à Médias24 qu’il reste suffisamment d’espace pour absorber les déchets des deux prochaines années, moyennant une gestion optimisée. Un nouveau casier y a été ajouté récemment, pour y déposer les déchets de la ville, en attendant la construction de ce futur centre. Au moins trois autres casiers sont quasiment saturés au niveau de cette décharge.
Présenté comme l’un des projets structurants du mandat en cours, ce futur centre est qualifié de « bijou » pour la métropole. À terme, Casablanca est appelée à tourner la page de l’enfouissement classique pour entrer dans une nouvelle ère de gestion durable des déchets.
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