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Architecture et urbanisme

À Casablanca, le conseil communal scelle la métamorphose des anciens abattoirs de Hay Mohammadi

Lors de sa session ordinaire du mois de mai 2026, le conseil communal de Casablanca a validé le cadre nécessaire à la réhabilitation complète des anciens abattoirs, un site emblématique de la mémoire collective de Hay Mohammadi.

Les anciens abattoirs de Casablanca
Les anciens abattoirs de Casablanca
N.K.
Le 8 mai 2026 à 14h07 | Modifié 8 mai 2026 à 15h06

Situé au cœur de l’arrondissement historique de Hay Mohammadi, l’ancien site des abattoirs de Casablanca, familièrement appelé « Batouar », s’apprête à vivre une mutation d’envergure. Construit en 1922 par l’architecte Georges-Louis Lebon, ce site monumental de plus de 5 hectares mêle, dans une esthétique brute, le béton armé et des éléments Art déco.

Longtemps considéré comme un modèle de modernité technologique en Afrique, ce complexe industriel a été inscrit sur la liste des monuments historiques du Maroc dès 2003, un an seulement après sa fermeture définitive.

Aujourd’hui, le projet de réhabilitation et de valorisation constitue l’un des axes prioritaires de la politique de préservation de la mémoire historique de la métropole. Lors du conseil communal de Casablanca, jeudi 7 mai, le montage institutionnel a été stabilisé autour d’un partenariat entre la commune de Casablanca, le ministère de l’Intérieur, via la Direction générale des collectivités territoriales, la Wilaya de la région et la Région Casablanca-Settat.

Sur le plan financier, l’enveloppe budgétaire globale allouée à la restauration et à la mise en valeur de ce site d’architecture industrielle a été fixée à 160 millions de DH.

La mise en œuvre technique et la gestion opérationnelle de ce budget ont été confiées à la société de développement local (SDL) Casablanca Patrimoine, chargée de transformer ce site industriel en un espace moderne, tout en respectant scrupuleusement son architecture originale.

Cette décision vient pérenniser l’élan citoyen initié en 2009 par le collectif « La Fabrique culturelle », qui avait sauvé le lieu de l’oubli en y installant des espaces dédiés au street art, aux arts de la scène et à la musique underground. Le projet actuel prévoit de structurer cette dynamique en créant des résidences d’artistes, des galeries d’exposition et des lieux de travail permanents pour les associations locales.

L’objectif central est de métamorphoser ce joyau du début du XXe siècle en un pôle culturel et patrimonial de référence internationale. Au-delà de la restauration des structures, le projet prévoit de créer un espace vivant pour les créateurs à travers des résidences d’artistes, des galeries d’exposition et des espaces de travail permanents pour les associations locales.

Une innovation majeure discutée lors de cette session concerne l’affectation d’une partie du foncier ou des bâtiments du site à l’accueil du futur siège de la Chambre de l’artisanat de la région Casablanca-Settat. Les élus ont souligné la pertinence stratégique de ce choix, qui permet de pallier l’absence de locaux administratifs adaptés pour cette instance régionale, tout en créant une synergie naturelle entre le patrimoine bâti des abattoirs et le savoir-faire artisanal marocain.

Cette installation institutionnelle est perçue comme un levier d’animation économique, garantissant une fréquentation régulière du site au-delà des seuls événements culturels.

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N.K.
Le 8 mai 2026 à 14h07

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