Nouvelle hausse des prix du carburant dès ce mercredi 1er avril 2026
Une nouvelle hausse générale des prix du gasoil est prévue dans les stations-service marocaines, ce mercredi 1er avril 2026.
Avec cette nouvelle hausse, qui interviendra ce mercredi 1ᵉʳ avril à partir de 00h01, le prix du super sans plomb devrait augmenter de 1,57 dirham par litre, tandis que celui du gasoil pourrait l'être de 1,70 dirham par litre, nous indique une source professionnelle.
Ainsi, le prix du litre de gasoil devrait atteindre les 14,5 DH et l'essence dépasser les 15,5 DH.
Les tensions se poursuivent sur les marchés pétroliers internationaux, alimentées par l’escalade militaire au Moyen-Orient.
Hausse "disproportionnée", selon les gérants des stations-service
Lors d'une audience devant le Conseil de la concurrence portant sur les fluctuations des prix et les conditions d'approvisionnement ce lundi 30 mars, la Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gérants des stations-service au Maroc (FNPCGS) a dressé un réquisitoire sévère contre les pétroliers. Elle y accuse plusieurs sociétés de distribution "d'avoir délibérément réduit, voire totalement interrompu, à partir de la mi-mars, l'approvisionnement des stations sous prétexte d'une rupture de stock".
"Les gérants se retrouvent en première ligne face à la colère des citoyens, alors qu'ils n'ont aucun contrôle sur les prix ou les stocks", déplore la Fédération dans un document parvenu à Médias24. Plusieurs stations ont dû, selon elle, fermer leurs portes, faute de produits à vendre.
La Fédération accuse les distributeurs de faire "primer leurs profits sur la sécurité énergétique nationale". Elle prend notamment pour illustration la hausse de 2 dirhams par litre appliquée le 16 mars, qu'elle juge "disproportionnée au regard du contexte international".
Elle dénonce un comportement "cupide" et "libéral sauvage" qui impacte directement le pouvoir d'achat des Marocains, tout en maintenant les marges bénéficiaires des stations-service à des niveaux dérisoires, inchangés depuis l'ère de la compensation.
Pour sortir de cette impasse et assainir le marché, la Fédération a soumis quatre demandes majeures au Conseil de la concurrence :
- Transparence totale des prix : la mise en place d'un mécanisme de contrôle permettant au consommateur de connaître la structure réelle des prix, incluant les marges des distributeurs et celles des stations.
- Audit des marges bénéficiaires : mettre en lumière l'écart important entre le prix d'achat par la station et le prix de vente final, dénonçant un profit excessif capté par les distributeurs.
- Révision des contrats d'adhésion : la Fédération demande la révision des contrats imposés par les pétroliers aux gérants, les jugeant injustes et léonins.
- Fin de l'exclusivité abusive : la Fédération s'attaque aux clauses d'exclusivité qui lient certaines stations à un distributeur pour des durées dépassant parfois 20 ans. Elle demande la fin de ce monopole pour permettre aux gérants de s'approvisionner librement et de faire jouer la concurrence au profit du client final.
La FNPCGS estime que le gérant de station est aujourd'hui le "maillon faible" d'un système qui favorise les géants du secteur.
Il s’agit de la deuxième hausse en deux semaines, après le premier relèvement intervenu à la mi-mars.
Pour faire face à cette flambée des prix à la pompe, le gouvernement avait relancé une opération d’aide exceptionnelle destinée aux professionnels du transport de marchandises et de personnes. Une mesure qui vise, selon l’exécutif, à contenir l’impact de la hausse des coûts énergétiques sur les prix et à préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Le Conseil de la concurrence a de son côté annoncé le renforcement de ses mécanismes de veille afin de s’assurer des conditions de transmission des variations des prix internationaux vers le marché national.
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