Sahara : l’ONU mentionne explicitement l’Algérie comme acteur du dossier
En réponse à une question sur une proposition de loi américaine visant le polisario, le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l'ONU a énuméré Alger aux côtés de Rabat, de Nouakchott et du mouvement séparatiste parmi les interlocuteurs avec lesquels l’organisation dit poursuivre ses échanges sur ce différend régional.
L’ONU a rappelé, ce jeudi 19 mars, qu’elle continuait de traiter, dans le dossier du Sahara, avec "les gouvernements du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie" ainsi qu’avec le polisario ; une formulation qui replace explicitement Alger parmi les acteurs directement concernés par ce conflit.
Interrogé lors du point de presse quotidien sur une initiative de parlementaires américains visant à faire classer le polisario comme organisation terroriste, le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, a déclaré que l’organisation considérait le polisario comme "l’une des principales parties impliquées" dans le conflit, tout en précisant qu’elle continuait à traiter avec lui "comme avec les gouvernements du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et d’autres parties régionales impliquées".
Cette mise au point, formulée dans ce cadre, retient particulièrement l’attention en ce qu’elle mentionne l’Algérie de manière explicite, au même titre que le Maroc et le polisario, dans la liste des interlocuteurs avec lesquels l’ONU dit poursuivre ses échanges sur ce dossier.
Pour Rabat, un tel rappel conforte une lecture de longue date, à savoir celle d’une implication algérienne directe dans ce différend régional, au-delà de la présentation traditionnelle d’Alger comme simple observateur ou soutien extérieur du mouvement séparatiste.
La déclaration onusienne intervient alors que trois sénateurs républicains américains, Ted Cruz, Tom Cotton et Rick Scott, ont déposé le 13 mars 2026 un texte intitulé Polisario Front Terrorist Designation Act of 2026, visant à désigner le polisario comme organisation terroriste en raison de liens allégués avec des réseaux soutenus par l’Iran.
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