Jeudi 19 mars 2026 : le gaz s’envole de 25% en une séance, et le Brent atteint 114 dollars le baril
Les marchés de l’énergie sont entrés dans une phase de volatilité extrême. En l’espace d’une séance, le gaz européen a bondi d’environ 25%, tandis que le Brent a frôlé les 120 dollars avant de revenir autour de 114 à 115 dollars le baril.
Le tournant a été l’attaque iranienne contre Ras Laffan, au Qatar, après les frappes israéliennes sur les installations gazières iraniennes. Le marché intègre désormais une menace directe sur le cœur du commerce mondial de GNL.
Le choc a changé d’échelle lorsque le conflit a touché le Qatar. Les frappes israéliennes sur South Pars, le plus grand champ gazier du monde, partagé par l’Iran et le Qatar, avaient déjà tendu le marché. Mais l’attaque iranienne contre Ras Laffan, principal hub gazier qatari, a fait basculer la perception des opérateurs.
Le marché a intégré un risque de rupture physique d’approvisionnement, et non plus seulement une prime géopolitique abstraite.
Le marché du gaz a ainsi connu un mouvement d’une brutalité rare. En Europe, le prix de référence a bondi d’environ 25 % en une seule séance. En y ajoutant les hausses déjà enregistrées depuis le début de l’escalade, la progression cumulée du gaz européen dépasse désormais 100 %, en une vingtaine de jours de guerre.
Heureusement pour l’Europe, ce choc intervient au printemps, et non au cœur de la saison de remplissage automnale ou de la demande hivernale. S’il s’était produit en octobre, novembre ou décembre, ses effets auraient été beaucoup plus difficiles à absorber. L’Europe reste exposée au gaz qatari.
Concernant le pétrole, le rallye est tout aussi spectaculaire. Le Brent a franchi les 119 dollars en séance avant de revenir autour de 114 à 115 dollars le baril au moment de la publication de cet article.
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